Etang de Berre : des moules pour Carteau
- Economie
- 24/01/2014 à 16h44
- 02:13
Depuis une quinzaine de jours à Martigues, on aperçoit quelques bateaux de pêcheurs qui remontent des monceaux de moules.
Ces pêcheurs sont plus précisément des mytiliculteurs. Autrement dit des producteurs de moules, établis dans l'anse de Carteau du côté de Port-Saint-Louis du Rhône.
Mais que font-ils sur l'étang de Berre ? Ils récoltent des naissains de moules pour les mettre en élevage. Cette pêche est autorisée depuis 2008, quand la qualité de l'eau de l'étang est passée de la catégorie 'D' à 'C'. Il faut savoir que les eaux où existent de la production de coquillages sont classées en quatre catégories, et ce depuis 1994.
Pour la zone 'C', les coquillages ne peuvent être mis sur le marché « qu’après un reparcage de longue durée ou après une purification intensive ». Ici, les naissains ne font qu'un à deux centimètres. Les durées d'élevage varient selon différents facteurs comme la taille du naissain capté ou, autre exemple, la courantologie où est placé le parc : huit mois au plus court, seize au plus long.
La zone de pêche pour ces mytiliculteurs s'étend de Martigues à Istres sur une largeur de un kilomètre environ. Il en existe d'autres sur le pourtour de l'étang, définies par les Affaires Maritimes en relation avec le GIPREB pour la surveillance scientifique. William Polias est un des 40 producteurs de moules à avoir une licence ici. Il insiste sur le fait qu'il ne capte les naissains que sur à peine 1 à 2% de sa zone. Pas besoin d'aller plus loin, les moules foisonnent au fond de l'eau. Deux périodes de l'année sont propices à la récolte: septembre et février, mois qui suivent les périodes du frai.
Une fois ramassées, ces moules juvéniles sont mises dans des 'chaussettes', filet d'environ 3 mètres de long, puis intègrent les parcs à moules dans l'anse de Carteau à 5 mètres sous l'eau en moyenne. Quand elles arriveront dans les assiettes, elles porteront le label Parc Régional de Camargue.
A Port-Saint-Louis du Rhône ils sont une cinquantaine d’exploitants pour une production de 2500 à 3000 tonnes chaque année, soit près de 10 % de la production nationale.
Quant à créer des parcs à moules dans l'étang de Berre, idée lancée parfois ici ou là, William Polias lui oppose un problème potentiel: la température de l'eau pendant les quatre mois d'été. Quand l'eau devient trop chaude, doublée à l’eutrophisation et une de ses conséquences, le manque d'oxygène, elle peut occasionner des pertes certaines de moules dans les parcs.
En vidéo William Polias, mytiliculteur en plein captage de naissains.
Mais que font-ils sur l'étang de Berre ? Ils récoltent des naissains de moules pour les mettre en élevage. Cette pêche est autorisée depuis 2008, quand la qualité de l'eau de l'étang est passée de la catégorie 'D' à 'C'. Il faut savoir que les eaux où existent de la production de coquillages sont classées en quatre catégories, et ce depuis 1994.
Pour la zone 'C', les coquillages ne peuvent être mis sur le marché « qu’après un reparcage de longue durée ou après une purification intensive ». Ici, les naissains ne font qu'un à deux centimètres. Les durées d'élevage varient selon différents facteurs comme la taille du naissain capté ou, autre exemple, la courantologie où est placé le parc : huit mois au plus court, seize au plus long.
La zone de pêche pour ces mytiliculteurs s'étend de Martigues à Istres sur une largeur de un kilomètre environ. Il en existe d'autres sur le pourtour de l'étang, définies par les Affaires Maritimes en relation avec le GIPREB pour la surveillance scientifique. William Polias est un des 40 producteurs de moules à avoir une licence ici. Il insiste sur le fait qu'il ne capte les naissains que sur à peine 1 à 2% de sa zone. Pas besoin d'aller plus loin, les moules foisonnent au fond de l'eau. Deux périodes de l'année sont propices à la récolte: septembre et février, mois qui suivent les périodes du frai.
Une fois ramassées, ces moules juvéniles sont mises dans des 'chaussettes', filet d'environ 3 mètres de long, puis intègrent les parcs à moules dans l'anse de Carteau à 5 mètres sous l'eau en moyenne. Quand elles arriveront dans les assiettes, elles porteront le label Parc Régional de Camargue.
A Port-Saint-Louis du Rhône ils sont une cinquantaine d’exploitants pour une production de 2500 à 3000 tonnes chaque année, soit près de 10 % de la production nationale.
Quant à créer des parcs à moules dans l'étang de Berre, idée lancée parfois ici ou là, William Polias lui oppose un problème potentiel: la température de l'eau pendant les quatre mois d'été. Quand l'eau devient trop chaude, doublée à l’eutrophisation et une de ses conséquences, le manque d'oxygène, elle peut occasionner des pertes certaines de moules dans les parcs.
En vidéo William Polias, mytiliculteur en plein captage de naissains.