Temps forts

Commémoration à Martigues, l'oubli bat en retraite

M. Montagne M. Montagne
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Comme toutes les communes de France, Martigues a connu elle aussi, il y a plusieurs années, une désaffection de la population concernant les cérémonies du 11 novembre, et notamment de la part des plus jeunes, peu sensibles à un conflit qui, par son ancienneté, relève presque, pour eux, du Moyen-Âge.
Mais grâce à un gros travail de sensibilisation de la ville, relayé par les enseignants, l'oubli recule peu à peu, redonnant ainsi un certain "goût de la mémoire", moins laborieux qu'un devoir qu'on ne peut de toute façon jamais vraiment imposer.
Si le conflit est ancien, désormais centenaire, les enjeux à son sujet restent actuels, comme le suggérait le maire Gaby Charroux dans son allocution : rappelant d'abord que la guerre de 14-18 fut surnommée la Der des Der, avant que ne lui succède, seulement deux décennies plus tard, un autre carnage mondial, encore plus monstrueux. Et l'édile de souligner que la situation actuelle du monde, ses crises, ses conflits et ses tensions, n'autorisent pas les défenseurs de la paix et de la démocratie à relâcher leur vigilance.
En quelque sorte, c'est lorsque la mémoire flanche que l'histoire peut se répéter. 
Toujours est-il qu'à côté des figures traditionnelles, fidèles aux commémorations, on retrouvait ce lundi matin des parents venues avec leurs enfants.
A l'image de la bien-nommée famille Leneutre, débarquée de Grasse pour rendre visite aux parents de Martigues et qui était au complet ce 11/11 à 11 heures, place du 8 mai, face au monument aux morts. De même Sandra, Martégale d'origine lorraine, accompagnée de Brendan, 14 ans. Sans oublier Flavio, même pas 10 ans, accompagné de son petit frère Livio, venus de Port-de-Bouc avec leur famille.
On peut en conclure qu'à Martigues, la mémoire revient.

En vidéo, les interviews de Gilles Leneutre, de Sandra, de Brendan et de Flavio