Temps forts

Inscrivez-vous
Ecoutez MAritima RADIO en direct

Mangez de la pomme" dit Castex venu à Sisteron soutenir l'agriculture

M. Danloy M. Danloy
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Entendu sur Maritima radio, " Mangez de la pomme", a lancé hier Jean Castex, en clin d'oeil au "mangez des pommes" évoquant Jacques Chirac, lors d'un déplacement à Sisteron pour vérifier le déploiement de l'aide spéciale d'un milliard d'euros à l'agriculture, qui a souffert du gel début avril. Le Premier ministre a souligné que pour régler le "problème majeur" du gel, qui a touché la viticulture et l'arboriculture de plusieurs régions de France, il fallait aller au-delà de la réaction "dans l'urgence" face à la "récurrence de ces évènements". "On est dans une phase de transformation climatique profonde et il faut s'adapter", a-t-il estimé, soulignant que l'agriculture participait "de la souveraineté économique de la France"

Le président de la FDSEA du département des Alpes-de-Haute-Provence Laurent Depieds a réclamé qu'il fallait "mettre les assurances autour de la table et qu'elles jouent leur rôle". Le Premier ministre a répondu que le gouvernement entendait aller vers "un système mutualisé avec des garanties publiques plus fortes" que le système actuel qui repose "principalement sur des assurances privées".

Jean Castex a également affirmé qu'il entendait "mettre plus d'argent dans la recherche" et "abonder les enveloppes avec le plan de relance". Il avait annoncé en avril un "fonds de solidarité exceptionnel" d'un milliard pour les agriculteurs (viticulteurs, arboriculteurs, betteraviers notamment) touchés par les gelées.

A Sisteron, le Premier ministre, accompagné de la ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault et du chef de file des députés LREM à l'Assemblée nationale Christophe Castaner, a visité la station fruitière Sica Alpes Fruits Conditionnement, dont la production de pommes est expédiée à 75% en France et à 25% à l'étranger et dont les pertes sont évaluées à 40% cette année.

En Paca, une centaine d'exploitations se trouvent en extrême difficulté et pourraient bénéficier de l'enveloppe "fonds d'urgence gel" à hauteur de 565.000 euros.

Les gelées de début avril constituent "probablement la plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle", selon le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, avec "plusieurs centaines de milliers d'hectares impactés".