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Des convois de la liberté au départ de nos villes

S. André S. André
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Ils sont partis du Var hier, des Bouches-du-Rhône aujourd'hui...  De nombreux citoyens adhérant au mouvement Convoi pour la liberté, ont pris la route de Vitrolles, d'Aix, de Marseille, de Martigues... Attendus à Avignon, en fin de matinée, ils vont débuter un long périple à travers la France, se suivre en voiture, traverser plusieurs villes et récupérer du monde au passage. L'objectif : "monter" à Paris et se faire entendre du gouvernement samedi 12 février. Une convergence européenne devrait être faite dès le lendemain pour un rassemblement à Bruxelles. 

Ils sont agriculteurs, peintres, retraités, certains ont milité avec les Gilets jaunes... Tous se sont rejoints, à 8 h 30, sur le parking d'un cinéma à Martigues: "Il y a des antivax, des gens qui sont contre le passe vaccinal, énumère Nathalie, il y a surtout beaucoup de gens qui en ont ras le bol, qui ont peur pour leur avenir et celui de leurs enfants. Il y a trop de gens qui n'arrivent plus à boucler les fins de mois." 

"Bonne humeur, entraide et solidarité" sont les mots d'ordre de ce mouvement qui tire son inspiration d'une initiative canadienne: "La solidarité est énorme, assure Joëlle, retraitée, elle aussi sur le départ, à Martigues. On a organisé du co-voiturage et du couchage. Grâce à la générosité d'autres citoyens nous serons accueillis dans des familles qui soutiennent le mouvement. On récupère beaucoup de dons aussi pour le voyage. Des personnes nous contactent, via les réseaux sociaux, nous proposent de l'aide." Guillaume, lui, est agriculteur et n'a qu'un mot à la bouche: "Liberté." S'il ne peut pas se rendre à Paris, il va néanmoins faire un bon bout de chemin avec le convoi, le suivre le long de la vallée du Rhône, et le ravitailler en fruits. Une dame et sa fille sont venues à leur rencontre pour leur apporter du soutien et de quoi agrémenter ce périple engagé. Balthazar se dit en "colère contre l'oligarchie. J'ai pris mon véhicule et de quoi survivre pendant quelques temps et on va les emmerder comme dit notre président, au maximum, des fois que ça les réveille!" "Tout a augmenté, ajoute Tahiti, monter à Paris ça nous coûte super cher. Le carburant a augmenté, mais c'est pas grave, on y va. On est à bout. On prend tout ce que on a. On rassemble tous nos efforts et on y va, et on va se faire entendre."

Le convoi de Martigues a rejoint celui d'Aix-en-Provence, pour ensuite se diriger vers Avignon où ils étaient attendus en fin de matinée.  

https://t.me/onbloquetoutnational

Écoutez, en interview, ces voyageurs engagés au départ de Martigues.