Temps forts

Les bracelets en élastiques font un tabac sur les plages

J. Darras J. Darras
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Impossible d'y échapper que ce soit sur les plages de Martigues ou de Fos, dans les centres de vacances ou même au boulot... de plus en plus de personnes portent ces petits bracelets : Les bracelets Rainbow Loom, petits élastiques colorés que l'on tisse pour en faire des bracelets, sont en effet le nouveau phénomène, importé des États-Unis, qui fait fureur sur les plages cet été après avoir conquis les cours de récréation de nombreux pays.

Numéro un des ventes de jouets en France, comme aux États-Unis, en Belgique, au Japon ou en Australie, les bracelets en élastique ont conquis les enfants avant de gagner les parents et même les stars: du pape François à Kate Middleton en passant par Julia Roberts.

Au 30 juin, 350.000 kits contenant élastiques et métier à tisser pour près de 20 euros ont été vendus en France, ainsi qu'un million de sachets de recharges, alors que les adeptes se sont mis à fabriquer non seulement des bracelets mais aussi des figurines, des coques pour téléphone portable... Depuis début juillet, de nombreux points de vente sont en rupture de stock.

Victimes de leurs succès, les bracelets Loom ont suscité de nombreuses copies et contrefaçons, et l'on trouve désormais des recharges à partir de 1 euro.

"Ces bracelets nous permettent d'être comme les personnes auxquelles on s'identifie, mais à un coût complètement modique", explique à l'AFP Alexandra Balikdjian, psychologue de la consommation à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Elle met aussi en avant l'importance de la communication, sur internet, dans la propagation du phénomène.

"C'est nouveau et tous mes copains en ont, j'en voulais moi aussi", explique Max, 7 ans. "J'aime beaucoup en faire", poursuit le garçon aux yeux verts, tout en restant concentré sur sa tâche.

"Les enfants en raffolent!", confirme Catherine, directrice d'un centre de loisirs, qui a cependant interdit le jeu dans ses locaux. "Ça crée des jalousies et des frustrations pour ceux qui n'en ont pas", explique-t-elle. Mais "cela va faire partie de mon prochain budget fournitures pédagogiques!", ajoute-t-elle dans un clin d'oeil.

(avec afp)