Temps forts

Risques de surdité au travail : ne pas fermer les yeux

  • Santé
  • 17/10/2019 à 14h00
  • 01:33
M. Montagne M. Montagne
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C'est l'Adevimap - l'association de défense des victimes de maladies professionnelles - qui l'affirme : dans son secteur de l'Ouest de l'étang de Berre, les problèmes d'audition au travail représentent la troisième pathologie déclarée, la première étant les affections liées à l'inhalation de l'amiante (tableau 30 des maladies professionnelles), viennent ensuite les TMS - les troubles musculosquelettiques - suivis donc par les lésions dues au bruit (tableau 42).
Et qu'on n'imagine pas que, à l'image de l'ouvrier affecté au marteau-piqueur, seules sont concernées les catégories de personnel exposées à un vacarme assourdissant. De nombreuses agressions auditives sont bien plus sournoises et progressent ''masquées'', souvent avec la complicité inconsciente du salarié qui a tendance à minorer la gravité de la situation en affirmant : « Non non, tout va bien, je m'y suis habitué ».
L'un des premiers symptômes qui doit alerter le salarié, c'est la difficulté à suivre une conversation sur son lieu de travail.
Car les dégâts sur l'ouïe sont irréversibles et très handicapants. Et peuvent donner lieu - à la condition de suivre la procédure à la lettre - à une déclaration de maladie professionnelle qui peut donner droit ensuite à une indemnisation du préjudice.

En vidéo, dans le cadre de la semaine de la santé auditive au travail du 14 au 18 octobre, Surdi 13, l'association de défense et réadaptation des malentendants, et l'Adevimap tenaient une permanence dans le restaurant d'entreprise de Naphtachimie. En ce qui concerne la première, pour sensibiliser les salariés aux dangers du bruit et la seconde, aux procédures indispensables pour obtenir une reconnaissance de maladie professionnelle.
(en interview, Nathalie Raimondi de Surdi 13 et Houssine Rehabi, de l'Adevimap)