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Une Unité Neurovasculaire à l'Hôpital du Pays d'Aix

  • Santé
  • 05/11/2012 à 06h11
  • 04:24
J. Darras J. Darras
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Accidents Vasculaires Cérébraux : mise en place d'une Unité Neurovasculaire (UNV) au Centre hospitalier du Pays d'Aix

 

Les AVC constituent un problème majeur de santé publique, tant par le nombre de personnes atteintes que par les conséquences médicales, sociales et économiques qui en découlent. A l'occasion de la journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC), le 29 octobre, une campagne nationale de sensibilisation a été lancée « AVC, Agir Vite C’est important ».

Dans le cadre de la prise en charge des AVC, qui sont des urgences, et pour répondre à cet objectif de santé publique, le service de neurologie du Centre hospitalier du Pays d'Aix  va  activer, à compter du lundi 5 novembre, une astreinte opérationnelle de thrombolyse qui permettra au Centre 15 ou à tout médecin urgentiste du territoire de santé d'appeler un neurologue pour prendre en charge le patient en urgence.

 

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) constituent une pathologie fréquente et grave. Ils représentent la 1ère cause de handicap physique acquis de l'adulte, la 2ème cause de démence et la 3ème cause de décès en Europe, après les cardiopathies ischémiques et les cancers.  D'après la circulaire ministérielle du 3 novembre 2003, leur incidence est de l'ordre de 1,6 à 2,4 pour 1000 personnes par an et leur prévalence est de 4 à 6 pour 1000 par an, tous âges confondus.  Le nombre d'AVC survenant en France est de 120 000 à 150 000 chaque année.

Les AVC sont dans 85% des cas des accidents ischémiques et dans 15% des accidents hémorragiques, eux-mêmes subdivisés en hémorragies cérébrales (10%) et méningées (5%). Ils sont responsables de 15 à 20 % de décès au terme du premier mois et de 75% de séquelles définitives. Les taux de mortalité à 5 ans sont de l'ordre de 50% pour les infarctus cérébraux et de 70% pour les hémorragies cérébrales.

Les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux sont la conséquence d'une réduction du débit sanguin en aval, de l'occlusion partielle ou totale d'une artère cérébrale. Les AVC constituent ainsi des urgences médicales. Il est donc important de disposer de structures capables de prendre en charge les AVC récents 24h/24.

 

La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique rappelle avec sa mesure 72, qu'un des objectifs de santé publique est de réduire la fréquence et la sévérité des séquelles fonctionnelles associées aux AVC.

 

Les AVC constituent des urgences médicales dont la prise en charge précoce permet une diminution de la mortalité et une amélioration du pronostic, même en l'absence de traitement spécifique.

 

L'objectif de la prise en charge est de confirmer le diagnostic, de préciser le mécanisme et la cause et de débuter au plus tôt un traitement approprié. Le diagnostic nécessite la pratique en urgence d'une imagerie cérébrale, le plus souvent scanner cérébral et IRM cérébrale si possible, notamment dans l'éventualité d'un traitement par thrombolyse.

 

Enfin, la circulaire du 22 mars 2007 relative à la place des Unités Neurovasculaires (UNV) dans la prise en charge des patients présentant un accident vasculaire cérébral fixe le cadre réglementaire de mise en place de ces unités. Elle préconise pour toute ouverture, la prise en charge, à la phase initiale de leur maladie, d'au moins trois cents patients par an, sans discrimination d'âge, de gravité ou de nature, ce qui est déjà le cas puisque le CHPA reçoit près de 500 patients par an.

 

Le traitement par thrombolyse s'applique aux accidents vasculaires ischémiques (par opposition aux AVC hémorragiques) dont le début de la symptomatologie est inférieur à 4h30. Le rôle du neurologue est de voir les indications et contre-indications d'un tel traitement et il s'intègre dans une filière neurovasculaire qui comprend à son  début le 15 et le service des urgences puis une prise en charge en aigu dans des lits monitorés suivie d'une hospitalisation en service de neurologie. Le service de réanimation et surveillance continue polyvalente vient en recours pour les malades neurovasculaires relevant d’une prise en charge de type  “soins intensifs". Le patient pourra ensuite être pris en charge si besoin en service de SSR. La rééducation d'un patient atteint d'AVC est fondamentale non seulement dans les premières semaines mais aussi à long terme. Le service de radiologie joue lui aussi un rôle très important pour déterminer en urgence l'existence de l'AVC, son type et son étendue. Cette filière travaille en coordination avec les cardiologues car les explorations sont fondamentales pour déterminer la cause de l'AVC et organiser la prévention secondaire (récidive). Dans certains cas, la chirurgie vasculaire est nécessaire (sténoses carotidiennes notamment…).

 

Cette Unité de prise en charge neurovasculaire, au sein du Centre hospitalier du Pays d'Aix, a pour objectif de devenir l'unité de référence au-delà du territoire de la Communauté Hospitalière de Territoire du Pays Provençal (Aix/Pertuis, Manosque, Salon-de-Provence, Digne-les-Bains).

(communiqué de presse CHPA)