Temps forts

Temps forts
Inscrivez-vous
Ecoutez MAritima RADIO en direct

Régionales: Thierry Mariani (RN) confirme sa candidature en PACA

Archive Maritima

1/1

Archive Maritima

C. AMOUROUX C. AMOUROUX
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Entendu sur Maritima Radio. L'ancien ministre sarkozyste Thierry Mariani, aujourd'hui eurodéputé RN, a confirmé jeudi qu'il porterait les couleurs du rassemblement national pour les élections régionales de juin en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA)

"J'ai décidé, après avoir longuement réfléchi d'être candidat", a annoncé dans un entretien au quotidien La Provence l'ex-ministre des transports disant s'être notamment interrogé sur "la grosse responsabilité" que cela implique: "J'y vais parce que je pense que je l'assumerai", dit-il.

Le nom de Thierry Mariani, 62 ans, circulait depuis plusieurs mois pour prendre la tête de la liste RN en PACA où plusieurs instituts de sondage l'ont placé en tête du premier tour. Il serait cependant, selon ces études, devancé au second tour par son ancien ami, Renaud Muselier, président LR sortant de PACA qui doit officialiser prochainement sa candidature.

Interrogé sur cette compétition avec Renaud Muselier qui a succédé au LR Christian Estrosi à la tête de l'assemblée régionale après la réélection de ce dernier à Nice, Thierry Mariani a estimé que les deux hommes étaient désormais ses "concurrents, pas (ses) ennemis". Thierry Mariani avait lui même conduit la liste de l'UMP dans la région en 2010.

Avec Muselier "la campagne sera ferme mais très correcte personnellement. On s'aime bien mais on cherchera à gagner le match, nos parcours ont évolué", constate-t-il

Se défendant d'avoir "commencé une carrière de girouette à 60 ans", après 42 ans au RPR devenu UMP puis LR, il dit reprocher à son ancien parti d'être devenu "un cartel d'élus", un "moulin à prière tibétain" avec "le même disque rayé depuis vingt ans".

"J'ai rejoint Marine Le Pen en 2019 parce qu'ils sont en pleine dérive", justifie l'eurodéputé qui dit se présenter "avec l'amical soutien" de la présidente du RN avec laquelle il est "100% d'accord sur les sujets régaliens (immigration, sécurité, justice, Europe)". "J'avais des divergences sur le plan économique" mais "son programme s'affine", il est "de plus en plus réaliste", précise-t-il.

Interrogé sur la main tendue de Christophe Castaner, patron des députés LREM, refusée au premier tour par Muselier, Mariani ironise: "chacun a compris qu'ils vont s'entendre (avec LREM). Leur problème, c'est comment se rapprocher sans se faire prendre par les électeurs".

Quant-à la gauche, à la recherche d'un accord d'union en PACA, Thierry Mariani dit souhaiter "qu'elle fasse une liste unique" et participe le cas échéant à une triangulaire au second tour.

"Au moins ce sera clair. C'est normal qu'il y ait une sensibilité de gauche à la Région, d'autant qu'elle a repris des villes comme Marseille", juge l'élu pour qui "le Front républicain n'est plus crédible".