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Métropole. Gaby Charroux réagit au rapport de la Chambre Régionale des Comptes

M. Chaix M. Chaix
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Suite au rapport de la CRC qui étrille la gestion des déchets par la Métropole, Gaby Charroux, le maire de Martigues a tenu à réagir en marge du conseil métropolitain. 

“Nous voilà donc dans l’obligation de discuter, de justifier ou d’excuser des affirmations énoncées dans un rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la prévention et la gestion des déchets.


Et, une fois encore, Madame la Présidente, la tonalité et le contenu de celui-ci sont inacceptables.
Sur la forme et le fond. Oui, une fois encore, parce que cette institution sacralisée qu’est la CRC n’en est pas à sa première copie rendue où imprécisions, subjectivité et approximations viennent conforter des conclusions idéologiques dont ils se défendent par ailleurs.
Pour que cela soit clair et sans équivoque, je ne suis pas en train de dire que nous ne devons pas nous conformer aux Lois, aux règlements qui s’imposent à nous.
Cependant, je ne peux accepter les jugements et analyses qui sont portés sur le travail des agents, sur les missions qu’ils effectuent et dans les conditions qu’ils le font.
Que l’on attire l’attention sur les heures de travail, sur les heures supplémentaires, c’est la mission qui leur est assignée.
Les commentaires qui s’en dégagent moins.

Je veux redire ici, Madame la Présidente, il suffit que la technocratie, que les statistiques, les probabilités viennent influencer les politiques publiques.
Qu’ils cessent d’abreuver le fonctionnement des institutions de la République de rapports, de Lois constitués de logiques mathématiques qui se heurtent aux réalités humaines.
Il faut arrêter de faire croire qu’avec une machine à calculer, on bonifie l’intervention publique.
Comme il faut arrêter de faire croire que le privé coute moins cher que le public avec un service de meilleure qualité. Le tri des déchets, l’électricité ou le gaz se rappellent à notre bon souvenir de cette fausse vérité.
La Chambre Régionale des Comptes est passée de rapports périodiques qui relevaient ou pas des irrégularités à des observations d’opportunité qui n’ont pas lieu d’être.
Ce rapport que nous rendons public aujourd’hui va concourir à alimenter les extrapolations dont beaucoup, nous le savons, sont friands.
Alors qu’il s’appuie sur des comparaisons qui varient entre l’échelon national, la moyenne nationale ou les territoires dans la Métropole, sans jamais avoir les mêmes indicateurs, il nous faudrait accepter entendre nous dire que nous ne serions pas bons pour le tri, pas bons pour la collecte et surtout pas bon gestionnaires.
Ce résumé caricatural, je le conçois Madame la Présidente, est à l’image de ce rapport qui l’est lui-même : caricatural.
Alors sans faire l’offense de comparer ce sujet à des questions beaucoup plus importantes, je veux rappeler que nombreux, dans l’histoire de l’humanité, de la France, ont été les rapports intimant des actes et décisions qui sont restés sans réaction, tout du moins immédiate.
Je souhaite donc Madame la Présidente que nous ne fassions pas de ce rapport l’épée de Damoclès, la menace ultime qui pèse sur métier pas simple à exercer.

Vous connaissez mon attachement à un service public, aux agents qui le font vivre.
Faire des constats argumentés comme se sont autorisés à le faire les rédacteurs de ce rapport ne fait ni progresser l’intervention publique ni ne concourt à améliorer les conditions de travail de gens qui je veux le rappeler simplement : ramassent ce que nous jetons.
Réduire les moyens qui sont alloués à cette activité, augmenter inconsidérément leur temps de travail, ne pas les accompagner dans leur carrière nuira à la qualité du service rendu.
La seule chose qu’il convient d’entendre est que nous devons mettre fin aux heures supplémentaires qui ne s’apparentent pas un surcroît d’activité, que nous devons appliquer la Loi de réforme au 1er janvier et que nous devons travailler à équilibrer nos budgets autonomes.
Tout le reste, il nous appartient de le décider ici.
Nous avons été Elus par nos populations pour assumer cette responsabilité.