Temps forts

"Bien sûr que cette vie politique va me manquer", Jean-Claude Gaudin fait ses adieux à la presse

M. Chaix M. Chaix
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Dernier temps fort pour le maire de Marseille qui termine bientôt son quatrième et ultime mandat. Jean-Claude Gaudin présentait ce matin au Palais du Pharo ses derniers voeux à la presse. Sur place, une centaine de journalistes et de dirigeants de presse.

L'occasion pour le maire de Marseille de dresser un bilan de ses différentes mandatures : "J'ai fait du mieux que j'ai pu, et comme toute œuvre humaine, tout n'a pas été parfait" a-t-il expliqué. "Vous avez été les premiers témoins de la métamorphose de Marseille, mais vous vous êtes focalisés sur les aléas du quotidien". Rocade de la L2, MuCem, Palais de la Glisse, division du chômage par deux... Le maire de la ville a vanté les différentes avancées de la cité phocéenne en termes économiques et culturels sous ses différents mandats. Mais la fin de règne de Jean-Claude Gaudin a surtout été marquée par le drame de la rue d'Aubagne, "un évènement qui me hante chaque jour" commente-t-il. Et au sujet de la plaque commémorative, le maire de la ville a indiqué "y travailler". "Elle sera posé le moment venu" a-t-il fait savoir.

Pour les prochaines municipales, Jean-Claude Gaudin a appelé de nouveau au rassemblement, notamment dans sa classe politique, pour peser contre les extrêmes. "C'est là le vrai danger" s'est-il exclamé. Désignée favorite dans de récents sondages, Martine Vassal n'est pas pour Jean-Claude Gaudin "son héritière", "même si vous connaissez mes préférences" a détaillé le maire de la Ville.  "Je serai heureux que Bruno Gilles poursuive son activité au Sénat". Et au sujet de la récente démission d'Arlette Fructus à sa délégation au logement, et au départ de Caroline Pozmentier pour LREM, Jean-Claude Gaudin ne s'est pas montré tendre : "Elles regretteront de ne pas être restées sur le vaisseau amiral."

Et Jean-Claude Gaudin de conclure : "Je me sens très soucieux de l'avenir de cette ville. Je voudrais qu'elle continue à progresser (...), à attirer de nouveaux investisseurs car c'est facile à ce moment-là, de la partager avec ceux qui en manquent". "Bien sûr que la vie politique me manquera, c'est toute ma vie".

A l'automne, il fera publier ses mémoires, "déjà bien avancées".