Temps forts

Temps forts
Inscrivez-vous
Ecoutez MAritima RADIO en direct

La réaction de Jean-Marc Coppola (PCF) aux propos de Claude Guéant.

R. Chape R. Chape
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Jean-Marc Coppola, vice-président de la Région PACA et conseiller municipal de Marseille, réagit aux propos de Claude Guéant dans un communiqué :

"Ce n’est pas la première fois que le ministre de l’Intérieur franchit la ligne brune de la République mais c’est la fois de trop.

Les colleurs d’affiche du FN abattaient les Comoriens dans le dos, Claude Guéant, lui, les flingue sur les ondes d’une des radios les plus écoutées de France.

En déclarant que les personnes d’origine comorienne sont la cause de beaucoup de violence à Marseille, le ministre du Racisme d’Etat a définitivement quitté la camp républicain pour se ranger du côté de la pire racaille qui soit : l’ultra-droite au sang sur les mains.

Il n’est pas tolérable plus longtemps que cet homme vomisse ainsi sur une population faisant partie intégrante de la communauté marseillaise. L’opération de stigmatisation de la première ville populaire de France continue. Non seulement les statistiques ethniques sont hors-la-loi mais la pensée qui se fonde sur un quelconque déterminisme ethnique est bannie de notre civilisation depuis la barbarie nazie.

Dans la patrie qui a érigé la liberté, l’égalité et la fraternité en règle d’or, un personnage comme Claude Guéant ne peut plus exercer de responsabilité politique.

En assurant à mes concitoyens comoriens mon indéfectible soutien, j’appelle solennellement le Président de la République et le Premier ministre à démettre de ses fonctions le ministre de l’Intérieur et exige des excuses publiques du Préfet des Bouches-du-Rhône.

J’étudie, pour ma part, les possibilités que le droit m’accorde pour participer aux poursuites judiciaires contre M. Guéant, au côté des associations antiracistes et de défense des droits de l’homme".