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Un adjoint de Mennucci compare Valls à Sarkozy

R. Chape R. Chape
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Un adjoint de Patrick Mennucci, élu PS de Marseille, déplore l'abandon supposé par le ministre de l'Intérieur du projet de récépissé sur les contrôles d'identité, assimilant les positions de Manuel Valls à celles de Nicolas Sarkozy sous la présidence de Jacques Chirac.

"Nous regrettons amèrement l'attitude méprisante du ministre de l'Intérieur Manuel Valls à l'égard de cette proposition" essentielle pour améliorer le rapport entre la police et le citoyen, écrit Nassurdine Haidari, adjoint au maire PS du premier secteur de Marseille Patrick Mennucci, dans un communiqué.

Le quotidien Libération, citant le ministre, rapporte mercredi que M. Valls a renoncé au dispositif du récépissé, qui rencontre une très vive opposition des syndicats de police. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé depuis sur RTL que la fin du contrôle au faciès était un des engagements de campagne du candidat Hollande et qu'il serait tenu "comme tous les autres", précisant avoir demandé à M. Valls un rapport sur les contrôles d'identité.

"Manuel Valls est en train de jouer une partition très personnelle identique à celle de Nicolas Sarkozy sous la présidence de Jacques Chirac", poursuit Nassurdine Haidari, membre de la communauté comorienne de Marseille et vice-président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).

"Nous demandons au chef du gouvernement de tenir les engagements du président de la République (...) Nous ne laisserons pas des petites ambitions personnelles se dresser devant l'intérêt général", insiste l'élu, initiateur du mouvement "Nous ne marcherons plus" --en référence à la Marche pour l'Egalité et contre le Racisme de 1983. Ce collectif avait porté avec le CRAN la proposition du récépissé durant la campagne présidentielle.


AFP