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Démission de René Raimondi : la réaction de Jean Fayolle

R. Chape R. Chape
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Jean Fayolle, conseiller municipal d'opposition de Fos-sur-Mer, réagit dans un communiqué à l'annonce de la prochaine démission du maire René Raimondi

"Je découvre avec les Fosséens la nouvelle de la démission de René Raimondi, ce qui est tout sauf une surprise pour ceux qui suivent la vie publique locale, tant nous avions pu constater au cours de ces derniers mois qu’il avait lâché prise sur le fonctionnement de la Mairie", explique-t-il. "Je respecte la volonté de l’homme de vouloir passer à autre chose et son sentiment du devoir accompli comme il l’indique. Je salue également la sincérité de ses engagements, du moins au cours de ses premières années de mandat. Je suis beaucoup plus circonspect sur son action lors de ces dernières années".

"Le rapport de la chambre régionale des comptes rendu public en octobre dernier, qui a passé au crible sa gestion entre 2010 et 2016, a confirmé qu’être Maire et gérer, ce n’est pas que dépenser sans prévoir. Lors du vote du budget 2017, la ville a dû emprunter 13 millions d’euros pour boucler ses comptes et la situation financière alarmante de nos finances ne peut plus être dissimulée", poursuit le conseiller d'opposition. "Monsieur Raimondi ne peut pas prétendre appartenir à ces maires des petites communes qui se découragent face à la lourdeur de la charge et le manque de moyens, sa démission sonne comme une fuite au moment où les choses se gâtent, comme une capitulation dans la défense des intérêts Fosséens. Et pour cause, Bernard Granié lui avait légué une situation plus qu’avantageuse dans laquelle Fos était en position de force face à l’hégémonisme Istréen, permettant même à René Raimondi d’être élu Conseiller départemental en 2008".

"Quelques années après, Fos-sur-Mer en est revenue à sa situation d’avant 2001, celle d’une ville qui n’a plus aucune influence, qui n’a plus la maitrise de son destin. A qui la faute ? A tout céder au maire d’Istres pour s’assurer du soutien de sa première adjointe, binôme de Monsieur Raimondi aux dernières élections départementales, notre commune a perdu la présidence du SAN, devenu conseil de Territoire, et toute la place qu’elle aurait méritée d’avoir dans la nouvelle institution métropolitaine", reprend jean Fayolle. "A toujours préférer l’exaltation d’un moment plutôt que la raison de l’homme politique responsable, la ville s’est isolée de tous ses partenaires institutionnels : Conseil de territoire, Métropole, Conseil départemental, Conseil Régional, et se trouve livrée à elle-seule pour affronter les défis de son temps. C’est ce qui a conduit à devoir emprunter 13 millions d’euros en 2017 et qui risque encore de nous coûter cher longtemps".