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Centrales thermiques. Dharréville interpelle Nicolas Hulot

R. Chape R. Chape
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Pierre Dharréville, député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône, vient d'adresser un courrier à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, concernant l'avenir de la centrale thermique de Gardanne et des centrales thermique en France.

"Le Président de la République a confirmé récemment l'objectif d'arrêter, à l'horizon 2021, les quatre centrales thermiques fonctionnant au charbon dans notre pays. Cette annonce suscite de vives inquiétudes chez les salariés et les organisations syndicales, à la fois aux plans environnemental et social, comme en termes de sécurité d'approvisionnement", explique-t-il. "Une mission interministérielle a été mandatée pour mesurer l’impact d’une telle décision. Dans ce cadre, les propositions des salariés doivent être étudiées et prises en compte".

"Dans mon département, leur mobilisation, avec le syndicat CGT, a permis de maintenir l'activité de la centrale de Provence malgré la privatisation de la SNET en 2008 et son passage sous le contrôle du groupe E.ON. En 2014, la lutte des salariés de la centrale de Gardanne a permis d’obtenir la conversion de la tranche 4, promise à la fermeture, à la biomasse et le maintien des emplois statutaires malgré le plan de sauvegarde de l'emploi mis en place par la direction d'UNIPER, devenu, entre temps, le nouvel acquéreur. En 2016, ils se sont opposés à la mise en place de la taxe carbone qui, telle qu’imaginée, n’aurait jamais atteint ses objectifs supposés et eu des effets dévastateurs", reprend le député. "Devant le projet de fermeture pure et simple annoncé de manière unilatérale et intempestive par le gouvernement et le Président de la République, les salariés s’interrogent d’autant plus sur leur avenir qu’ils sont sous le pavillon d’un groupe privé dont on craint qu’il commence à organiser son retrait pur et simple du territoire".

"L’arrêt total des centrales charbon en France en 2021 - on n’est plus dans l’ordre de la « transition » - soulève de nombreuses questions quant à sa faisabilité, ses modalités et ses conséquences. Il eût fallu s’y pencher avant de produire de grandes déclarations", conclut le communiqué.