Temps forts

Un an de prison avec sursis pour des menaces de mort contre le président de l'OM

  • OM
  • 25/09/2020 à 19h10
  • 01:58
M. Chaix M. Chaix
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Jugé pour des menaces de mort proférées sur Twitter contre le président de l'Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, et pour avoir divulgué son adresse, un jeune homme a été condamné vendredi à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille

Agé de 23 ans, Nassim H. a également été condamné à verser deux fois un euro symbolique de dédommagement, un pour chaque délit, et à payer 1.000 euros au titre de la procédure pénale. Cet étudiant qui écrivait sous le pseudonyme de "Petit Bambou" était poursuivi pour "provocation non suivie d'effet à commettre un délit ou un crime".

La procureure Véronique Fabron a souligné que les menaces de mort du tweet faisaient "froid dans le dos" et lui rappelaient des "faits réels vus aux Assises".

Ses réquisitions ont été suivies, sauf pour l'éloignement du stade Vélodrome pendant un qu'elle avait demandé -- "Ce n'est pas à l'OM auquel s'en est pris (le prévenu) mais à M. Eyraud", a expliqué le président, Jean-Jacques Bagur.

Si M. Eyraud est régulièrement égratigné sur Twitter par des supporters de l'OM, le contexte s'était tendu ce jour-là, après une conférence de presse où étaient apparues des divergences entre le populaire entraîneur de l'OM, André Villas-Boas, et le dirigeant, au sujet de la nomination d'un nouveau conseiller, Paul Aldridge.

"Ce que j'ai commis est grave, je suis tout à fait d'accord", a admis à la barre le jeune homme, pantalon court bleu marine et pull de la même couleur autour du cou. "Cette procédure a été un électrochoc", a-t-il ajouté. "Je reformule à nouveau mes excuses les plus sincères et réelles à M. Jacques-Henri Eyraud."

Le tribunal "sacralise, en condamnant, la gravité des faits et stigmatise les conséquences qui auraient pu découler de l'incitation à la violence", a commenté l'avocat du club de Ligue 1 Olivier Baratelli.

L'avocat de "Petit Bambou", Frédéric Pourrière, a plaidé l'altération partielle du prévenu, en dépression à l'époque, et jugé "sévère" la peine de prison avec sursis.

Initialement, la partie civile et la défense s'étaient accordées pour accueillir Nassim H. à l'OM Fondation si des travaux d'intérêt général (TIG) était prononcés, mais cela n'a finalement pas été le cas.