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Logement indigne: Une figure de l'action sociale de l'habitat visé par une enquête à Marseille

  • Justice
  • 13/02/2020 à 07h21
  • 01:27
C. AMOUROUX C. AMOUROUX
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Entendu sur Maritima Radio

Le parquet de Marseille a ouvert une enquête autour d'une copropriété où sont loués des logements potentiellement indignes, notamment par une figure locale de l'action sociale désignée pour s'occuper de la question de l'habitat après le drame de la rue d'Aubagne. Il s'agit de Jacques Ansquer, ancien président local de la Banque alimentaire et administrateur du centre communal d'action sociale de Marseille. Le patron des "assises citoyennes de l'habitat" serait propriétaire de plusieurs chambres louées à des personnes modestes.

L'affaire a été révélée mardi par le média d'investigation local Marsactu. Une opération associant enquêteurs, représentant du parquet et services d'hygiène de la ville a ensuite été menée sur place, selon le média.

Une enquête préliminaire pour conditions d'hébergement potentiellement contraires à la dignité de la personne a été ouverte.

De son côté, Jacques Ansquer affirme qu'il n'est "pas un marchand de sommeil", et qu'il "respecte la législation sur l'habitat". Ses studios, loués 350 euros par mois dans une vocation "sociale" à un public précaire ou fragile, sont "décents", ajoute-t-il, concédant avoir découvert seulement lors de l'opération de police qu'ils pouvaient enfreindre des règles "départementales" spécifiques.

Le sujet est particulièrement sensible à Marseille depuis l'effondrement le 5 novembre 2018 de deux immeubles vétustes de la rue d'Aubagne, en plein centre ville, faisant huit morts, et révélant l'ampleur du problème de l'habitat dans la deuxième ville de France. C'est justement après cette catastrophe que M. Ansquer a été nommé par la métropole pour piloter des "assises citoyennes de l'habitat", censées apporter des réponses à ce sujet.