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Marseille : Démantèlement d'un vaste trafic de vêtements contrefaits

N. GRIZARD N. GRIZARD
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Entendu sur Maritima Radio :  Trois hommes, soupçonnés d'avoir participé à un vaste trafic de vêtements contrefaits dans le centre-ville de Marseille ont été mis en examen après la découverte de milliers de fausses étiquettes d'une dizaine de marques, a annoncé jeudi le parquet

Après plusieurs mois d'investigations, plus de 200.000 euros en petites coupures, dont 172.450 euros détenus dans le coffre du domicile d'un des mis en cause n'ayant aucun revenu légal déclaré ont été trouvés au cours de perquisitions, a expliqué la procureure de Marseille Dominique Laurens dans un communiqué.

Plus de 25.000 pièces de marques dont des dizaines de milliers d'étiquette, écussons et transferts reprenant une dizaine de marques différentes et destinés à être apposés sur des vêtements vierges ont également été saisis.

"Des informations concernant des avoirs et des biens immobiliers acquis à l'étranger ont en outre été découvertes", a ajouté Mme Laurens.

Les perquisitions de six stands d'un local commercial du 2e arrondissement de Marseille, du siège social d'une société ainsi que de plusieurs domiciles et véhicules, ont été réalisées lundi par les membres du service d'enquêtes judiciaires des finances de Marseille, assistés par des effectifs de la brigade de surveillance intérieure des douanes.

Au cours de cette opération, plusieurs personnes soupçonnées de "trafic habituel" de vêtements de marques contrefaites, en gros et en détail, à destination du public mais aussi d'autres vendeurs, louant ou sous-louant de manière occulte certains stands du local commercial ont été interpelés.

A l'issue de leur garde à vue mercredi, trois hommes ont été mis en examen et deux d'entre eux placés en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.

Une information judiciaire pour détention et vente de marchandises contrefaites, détention sans justificatif régulier et blanchiment en bande organisée a été ouverte.

Ces faits sont punis de dix ans d'emprisonnement et d'un million d'euros d'amende.