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La préfecture impose des mesures à ArcelorMittal suite aux émissions de gaz du 12 septembre

La préfecture impose des mesures à ArcelorMittal suite aux émissions de gaz du 12 septembre

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La préfecture impose des mesures à ArcelorMittal suite aux émissions de gaz du 12 septembre

c. lips c. lips
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Lors d’une réunion organisée, mercredi 15 septembre à l’Hôtel de Ville, soit trois jours après la perte d’alimentation électrique provoquant un nouvel incident sur le site d’ArcelorMittal, avec la libération des gaz de cokerie dans l’atmosphère,  Jean Hetsch, maire de Fos-sur-Mer et Régis Passerieux, sous-préfet d'Istres, avaient insisté sur la nécessité de prendre des mesures rapides pour que ce type de rejet dans l’atmosphère ne se produise plus

Des investissements importants sont actuellement en cours pour moderniser le site, avec notamment la mise en place d’ici la fin de l’année 2022 d’un système qui permettra d’éviter ce type d’émission en les brûlant à la torche. La direction du site s'est engagée à avancer le calendrier des travaux pour aller plus vite. 

Les services de l’État ont souhaité aller plus loin en imposant différents mesures urgentes pour connaître les causes exactes de l’incident du 12 septembre, via un arrêté préfectoral. Ainsi, dans un délai de deux mois, l’industriel doit présenter un diagnostic technique des installations d’alimentation électrique. Ce diagnostic  sera complété par un audit sur la culture de la sécurité en milieu industriel réalisé par une société extérieure. ArcelorMittal doit également présenter d’ici quatre mois un plan d’action pour limiter le risque d’incident. D’ici là, la Préfecture demande à l’exploitant de renforcer les mesures de prévention.

L’arrêté préfectoral précise notamment que : « la récurrence rapprochée des incidents survenus sur le site donnant lieu au déclenchement du plan d’opération interne et à la mise aux chandelles des gaz de cokerie occasionne des conséquences environnementales... L’analyse des causes des cinq derniers accidents de mise en chandelles des gaz de cokerie, survenus ces trois dernières années, identifie le facteur humain, comme la cause racine principale de la perte électrique occasionnée lors de ces événements. Il convient donc de réaliser en urgence une évaluation prenant en compte les facteurs organisationnels et humains sur la base du retour d’expérience des derniers accidents… Les conclusions du diagnostic technique mis à jour ainsi que le plan d’action qui en découle sont transmis à l’inspection des installations classées. »