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Ecole à distance : La tribune des élus du CA du lycée Jean Lurçat face aux bugs

Ecole à distance : La tribune des élus du CA du lycée Jean Lurçat face aux bugs

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Ecole à distance : La tribune des élus du CA du lycée Jean Lurçat face aux bugs

M. Chaix M. Chaix
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Le scénario se répète. Comme lors du premier confinement, l'école à la maison a été perturbée par des bugs informatiques signalés par les professeurs, parents et écoles. Plusieurs serveurs numériques sont inaccessibles ou défaillants.

Pour le justifier, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education, a dénoncé des "cyberattaques" venues de l'étranger.

Les élus du Conseil d'Administration de Martigues se mobilisent et publient cette tribune pour alerter : 

Par cette tribune, nous souhaitons tirer la sonnette d’alarme sur le manque de considération du
gouvernement pour notre jeunesse, privée de tout et privée d’un accès essentiel à une éducation de qualité. Le gouvernement affirme vouloir assurer la « continuité pédagogique », communique sur le caractère essentiel de l’école publique, mais en réalité il ne donne pas les moyens à ses enseignants d’y parvenir.


Le confinement et la fermeture des écoles ont été annoncés mercredi 31/03/21 mais la situation
tendue au vu de la progression de l’épidémie laissait entrevoir la nécessité d’adapter l’enseignement public à distance. On peut comprendre qu’en mars dernier, l’administration publique ait été débordée par la gestion de cette crise inédite. Mais ce qui est déplorable, c’est qu’un an après, la situation soit toujours la même et les moyens toujours pas au rendez-vous.
Ce matin, mardi 06/04/21, dès 8h, tous les serveursinformatiques de l’éducation nationale étaient déjà saturés ! Il a fallu trente minutes pour se connecter sur la messagerie ATRIUM. Pourtant, les élèves,eux, étaient au rendez-vous. Ils se sont connectés à l’heure, selon les liens indiqués (JITSI ou CNED) et avec les moyens du bord (ordinateur pour les uns, téléphone pour les autres). Mais il a été impossible pour les enseignants d’assurer leurs cours de façon satisfaisante, à cause d’interruptions incessantes des serveurs indiqués.


Comment est-il possible d’être exactement dans la même situation qu’un an auparavant ?Quelle place occupe l’Education Nationale dans notre pays pour en arriver là ? Comment tenir aussi peu compte des conditions de travail des enseignants et de leurs élèves ? Le gouvernement maltraite les services publics d’éducation comme il maltraite les services publics de santé. La pandémie n’explique pas tout. Le service public d’éducation n’est plus la priorité du gouvernement depuis plusieurs années. Aucun moyen n'est prévu pour rattraper le retard accumulé par les élèves depuis le début de la pandémie, pire les moyens annoncés pour l’année prochaine sont en baisse ! Une génération est sacrifiée, et rien n’est prévu pour y remédier ni à court terme, ni à long terme !


Nous demandons à ce que le gouvernement mette tous les moyens nécessaires pour subvenir aux besoins de l’Education Nationale de façon à ce que tous nos jeunes aient un accès égalitaire à un enseignement public de qualité ! Et, parce qu'il s'est discrédité une fois de plus (une fois de trop), nous demandons la démission du ministre de l'Education nationale!"