Temps forts

Manifestations dans les lycées de Martigues, les professeurs s'expriment

D. Gesualdi D. Gesualdi
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Après les manifestations destinées à mobiliser contre le passage des épreuves communes de contrôle continu qui ont empêché certains élèves de passer les épreuves en début de semaine, des professeurs, mobilisés, viennent de nous faire passer ce communiqué, dans lequel, ils soulignent leur attachement au service public :"Les professeurs du Lycée Jean Lurçat, mobilisés contre les E3C, tiennent à vous informer
des événements qui se sont déroulés lundi 3 et mardi 4 février.
Lundi matin, dès 7h30, des enseignants étaient rassemblés devant le lycée avec le soutien
de parents d’élève. Un sit-in a été organisé devant les grilles, auquel ont participé de
nombreux élèves. En aucun cas les manifestants ne se sont opposés physiquement au
passage des élèves. La police était là pour assurer la sécurité du lycée, mais n’a pas eu
besoin d’intervenir, car la mobilisation était pacifique et symbolique. Le proviseur a alors
décidé d’annuler les épreuves d’histoire-géographie, et de les reporter au lundi suivant.
Lundi après-midi, le proviseur ayant décidé de maintenir les épreuves de langues, le sit-in
s’est poursuivi de la même façon. Seulement quelques élèves ont décidé d’entrer pour
composer, une grande majorité ayant pris la décision de rester à l’extérieur.
Mardi matin, dès 7h30, des enseignants ont renouvelé le même type d’action que la veille.
Moins de la moitié des élèves de 1° technologique est entrée pour l’épreuve de
mathématiques. Les 3 classes ont eu des sujets de niveau différents avec des écarts
importants de difficulté et certains élèves ont eu accès à la calculatrice sur une partie
d’épreuve qui ne l’autorisait pas.
Mardi après-midi, des enseignants étaient rassemblés devant le lycée. Tous les élèves de 1°
ont décidé d’entrer pour l’épreuve d’anglais. Les salles prévues pour l’épreuve ne pouvaient
pas accueillir les 250 élèves. Certains ont commencé l’épreuve 30 minutes après, parfois à
2 ou 3 par bureau, dans un contexte très confus. Les enseignants grévistes restés à
l’extérieur ont alors vu sortir plus de la moitié des élèves qui dans ces conditions de stress
n’ont pas souhaité composer. En sortant, des élèves ont témoigné à chaud : bousculade,
menace d’un 0/20 et de sanctions disciplinaires en cas de refus de composition, google
traduction autorisé par certains surveillants et pas d’autres…
Face à ce nouveau bac, qui ne simplifie pas l’organisation des épreuves et rajoute du stress
aux élèves, nous, enseignants mobilisés pour la défense d’un service public d’éducation de
qualité, souhaitons des épreuves nationales égalitaires qui valident un diplôme reconnu, quel
que soit le lycée d’origine.