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Les écoles marseillaises sont "prêtes" pour la rentrée

J. Darras J. Darras
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Entendu sur maritima radio : papier toilette, savon et gel hydroalcoolique livrés, gouttières récurées et petits travaux effectués: pour la rentrée, les écoles marseillaises seront "prêtes", a assuré hier la nouvelle municipalité qui en a fait sa "priorité" après "une forme d'abandon" de ses prédécesseurs

"Dix millions d'euros ont d'ores et déjà été dépensés pendant l'été pour des travaux divers", notamment le récurage des gouttières et des chéneaux des écoles qui conduisaient "à des infiltrations par le toit et à des écoles inondées", a détaillé, à une semaine de la rentrée, Pierre-Marie Ganozzi, adjoint chargé du plan école, lors d'une conférence de presse dans une école du centre-ville.

Du matériel pour faire le ménage, des masques, du savon, du papier hygiénique ou encore de l'essuie-mains ont également été livrés dans les 470 écoles publiques de la deuxième ville de France, a fait valoir la nouvelle majorité municipale, conduite par l'élue écologiste Michèle Rubirola, qui succède à 25 ans de mandature de Jean-Claude Gaudin (LR).

Préfabriqués surchauffés l'été, glaciaux en hiver, toilettes insalubres, invasions de rats: le mauvais état des écoles marseillaises a poursuivi Jean-Claude Gaudin jusqu'à la fin de son dernier mandat.

"Il y a eu par le passé des cas où les parents étaient obligés d'apporter du papier toilette. C'est vrai que ça fait partie du minimum du minimum", a abondé Pierre Huguet, adjoint chargé de l'éducation et des cantines. "On a pu voir dans le passé une forme d'abandon des écoles qui n'étaient pas des priorités des mandats. Sur ce mandat, les écoles comme le logement sont une grande priorité", a-t-il ajouté.

Fin juillet, le conseil municipal a voté un budget de 30 millions d'euros pour améliorer l'état des écoles. Une somme qui s'ajoute aux 40 millions déjà adoptés sous l'ancienne majorité. Cette enveloppe sera consacrée à la réfection des sanitaires, des travaux de sécurité comme l'installation de portes coupe-feu ou encore des travaux de peinture, a détaillé M. Ganozzi.

Selon ce dernier, deux audits commandés par l'ancienne majorité et réalisés par des cabinets conseils, mais qui n'ont pas pu être rendus publics dans son entier, ont estimé à 128 le nombre d'écoles avec "des problèmes lourds". "Il n'y a pas d'école dangereuse, qui va s'effondrer demain", a-t-il toutefois nuancé.