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L'usine Fibre Excellence de Tarascon en cessation de paiement

M. Chaix M. Chaix
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Entendu sur Maritima Radio. Les dirigeants de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence à Tarascon ont décidé de se déclarer en cessation de paiements, a annoncé vendredi la préfecture des Bouches-du-Rhône au moment où l'inquiétude croît sur l'avenir de ce site employant près de 300 personnes

Quelque 3.000 emplois, notamment dans le secteur forestier dans plusieurs régions de France, dépendent également de cette usine. Mercredi, des dizaines de forestiers avaient manifesté à Tarascon, inquiets de voir un de leur plus gros client déposer le bilan.

"Les services de l'Etat, mobilisés depuis plusieurs jours autour de la situation de l'entreprise Fibre Excellence (...) prennent acte de la décision de ses dirigeants de se déclarer en cessation de paiements, et de placer l'entreprise sous la protection du tribunal de commerce", a écrit la préfecture dans un communiqué.

"L'ouverture de cette procédure va permettre de remédier à son actionnaire défaillant et ouvre la possibilité d'accompagner le site par l'expertise d'administrateurs judiciaires, afin de trouver une solution pérenne pour l'activité du site et les emplois", a-t-elle poursuivi.

La procédure de redressement judiciaire "pourrait être ouverte dès la semaine prochaine par le tribunal de commerce de Toulouse", ville près de laquelle est basée la maison mère de Fibre Excellence.

Cette maison mère est elle-même détenue par la société canadienne Paper Excellence, propriété de Jackson Widjaja, dont la famille dirige Asia Pulp and Paper, un géant indonésien de la papeterie mondiale.

"Dans un contexte très difficile sur le marché de la pâte à papier, et face au refus de son actionnaire de lui apporter son soutien financier", l'usine Fibre Excellence Tarascon a de plus, vu son fonctionnement contrarié par un mouvement social", explique la préfecture.

Jeudi, après une semaine de grève, les salariés de l'usine ont mis fin à leur mouvement qui selon la direction menaçait directement la survie de l'entreprise.

Le protocole de fin de grève, que l'AFP a pu consulter, précisait que "si la production peut reprendre, l'entreprise ne déclare donc pas la cessation de paiements à ce jour au tribunal de commerce comme initialement envisagé", ce que semble contredire l'annonce faite vendredi.

La préfecture annonce que "l'"État accompagnera financièrement l'entreprise pour lui permettre, sous la protection du tribunal, la recherche d'un repreneur sous un délai raisonnable, et assurer son exploitation sur cette durée".

Une réunion sera organisée en sous-préfecture d'Arles dans le courant de la semaine prochaine avec les représentants des salariés ainsi que les élus.