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Marseille : La préfecture épingle l'hypermarché Carrefour Le Merlan (13e)

Marseille : La préfecture épingle l'hypermarché Carrefour Le Merlan (13e)

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Marseille : La préfecture épingle l'hypermarché Carrefour Le Merlan (13e)

M. Chaix M. Chaix
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La préfecture vient d'apporter la preuve que Carrefour n'avait pas encore l'autorisation de faire les travaux prévus sur l'hypermarché du Merlan (13e) à Marseille. Des travaux qui doivent transformer le magasin, développer une filière discount et supprimer 100 postes. Un projet intitulé "Essentiel"

Après avoir été assigné en justice par la CGT, Carrefour avait été contraint de suspendre les travaux. Le 30 octobre, le juge des référés du tribunal de grande instance de Marseille avait ordonné la suspension de ce projet pour "trouble manifestement illicite".

Contacté par la rédaction, Yohann Nezri, élu CGT au carrefour Le Merlan dénonce "une inconscience". "C'est un scandale en ce qui concerne la sécurité des travailleurs, des clients et de l'environnement. Des travaux ont commencé à être menés alors que la dalle sur laquelle repose le magasin est dans un état pitoyable. C'est d'autant pire lorsque l'on sait que cette même dalle est le toit de l'A507/L2" explique-t-il.

Comme indiqué sur le document de la préfecture "une demande de travaux de la part de Carrefour a été récemment déposée". Or, selon Yohann Nezri, "les travaux ont commencé en toute illégalité le vendredi 18 octobre et toutes les nuits, jusqu'à être suspendus à la fin du mois".

La question de la transformation du magasin n'est d'ailleurs pas le conflit initial entre Carrefour et la CGT Le Merlan. En octobre, l'enseigne de grande distribution avait été accusée de détourner le Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'emploi (CICE) par l'objet. Un avantage fiscal à destination des entreprises pour qu'elles embauchent davantage.

Selon la CGT, ce dispositif avait été utilisé pour augmenter les dividendes de l'entreprise, à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros, sans cesser de supprimer des postes. La décision du tribunal sur la question du CICE et du projet "Essentiel" sera rendue le 21 novembre 2019.