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Iter. Les test routiers sont concluants (préfecture)

H. Rico H. Rico
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Les tests de l'itinéraire routier entre Berre-l'Etang et Cadarache (Bouches-du-Rhône) qu'emprunteront en 2014 les premiers composants d'Iter, le futur réacteur expérimental, sont concluants, a indiqué vendredi la préfecture, à l'issue de la campagne.

Les tests sont "concluants" a indiqué à l'AFP Benoit Gounine, officier de communication de la zone de défense sud-est.

Pendant quatre nuits, de lundi à vendredi, un convoi spécial a éprouvé les ouvrages d'art d'un itinéraire de 104 km destiné au transports des composants de haute technologie nécessaire à la construction du réacteur ITER.

Un véhicule supportant le poids de 360 blocs de béton pour un total de 800 tonnes a sillonné, à une vitesse de 5 km/h l'intégralité du trajet, sur lequel des ponts ont été construits, des routes élargies et des ronds-points aménagés pour accueillir le convoi aux mensurations exceptionnelles, une dizaines de mètres de hauteur et de largeur pour 33 m de long.

Des experts du Centre d'études techniques de l'Equipement (Cete) Méditerranée devaient effectuer des mesures et des calculs de fléchissement variant de quelques millimètres à une dizaine de centimètres sur les ouvrages d'art.

"Les premiers résultats des mesures qui ont été faites sont très bons, dans les normes", même si ces résultats doivent être analysés "plus finement" par le Cete pour avoir les conclusions définitives, a expliqué M. Gounine.

"Avant la fin de l'année, un autre test se déroulera, sans les mesures sur les ouvrages d'art, pour simplement calculer le +timing+ du convoi", a-t-il souligné, avant les premiers convois réels en juin.

A partir de cette date, les composants de haute technologie en provenance des sept membres participant au projet Iter (Union européenne, Etats-Unis, Russie, Chine, Inde, Corée et Japon) seront acheminés vers le site de Cadarache. Une trentaine de convois de ce type sont programmés de 2014 à 2019.

Le projet Iter, qui est présenté comme la plus grande coopération scientifique mondiale pour un investissement total de 15 milliards d'euros, vise à démontrer - avec de premiers résultats à l'horizon 2021 - la possibilité de produire de l'énergie nucléaire "propre" grâce à la fusion thermonucléaire.

Durant les deux prochaines années, le site de Cadarache, à Saint-Paul-lez-Durance, va accueillir 3.000 ouvriers pour la construction du futur réacteur Tokamak.

(afp)