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Semaine importante pour Lyondell Berre

D. Cismondo D. Cismondo
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Le futur repreneur potentiel de la raffinerie de Berre, la Sotragem, doit déposer son offre de reprise avant demain soir. Si l'offre de reprise est validé par les banques, la mise sous cocon des installations devrait être prolongée de trois mois lors d'un comité d'entreprise extraordinaire prévu mardi matin.


La société monégasque Sotragem Sam, spécialisée dans le transport et le négoce des produits pétroliers, La Sotragem Sam (ou M.C.S.S), fondée par Antonio Careri, "a envoyé le 19 septembre une lettre d'intention à la direction qui a traîné les pieds", mais après "une menace de grève des salariés, elle a finalement décidé de qualifier cette société pour aborder les négociations", a affirmé Patrick Sciurca, porte-parole de l'intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FO).
En septembre 2011, faute d'avoir trouvé un repreneur et invoquant "de lourdes pertes", le groupe américain LyondellBasell, immatriculé aux Pays-Bas et coté à Wall Street, avait annoncé la fermeture de la raffinerie, qui employait à l'époque 370 personnes. Mais après deux semaines de grève et de blocage des salariés, la direction avait annoncé l'octroi d'un sursis.

Depuis le début de l'année, l'usine est "mise sous cocon", c'est-à-dire arrêtée mais entretenue pour être prête à redémarrer en cas de reprise. "Il ne reste plus qu'une trentaine de salariés, les autres ont été licenciés", selon le syndicaliste.

Une situation qui nuit au fonctionnement de l'ensemble du complexe pétrochimique de Berre, qui compte un millier de salariés et de nombreux sous-traitants, sur près de mille hectares.

Avec AFP