Temps forts

La jeune génération à l'honneur du Festival de danse

  • Culture
  • 27/04/2012 à 10h14
  • 01:56
R. Chape R. Chape
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Le festival de danse de Marseille, qui se tiendra du 9 juin au 6 juillet, accueillera notamment le chorégraphe belge Sidi Larbi Cherkaoui pour une fresque inspirée par le père du manga Osamu Tezuka et le ballet Cullberg de Suède qui présentera un programme inédit en France.

"TeZukA", la dernière création de Cherkaoui, un habitué, ouvrira la 17e édition dans la nouvelle salle de spectacles du Silo, face à la Méditerranée, après une seule autre date française, en mai à la Villette à Paris.

Dans un spectacle "grandiose", selon la directrice du festival, Apolline Quintrand, mêlant danse, arts martiaux, vidéo et calligraphie, l'artiste d'origine marocaine, 36 ans, qui dévorait enfant sur le petit écran les dessins animés japonais, donne vie à l'univers d'Osamu Tesuka, créateur d'"Astro Boy".

Autre création à découvrir, "Standards" du Toulousain Pierre Rigal, qui a vu le jour au festival Suresnes Cités Danse, en janvier, met en scène le drapeau tricolore pour un questionnement sur les identités, porté par huit danseurs hip hop.

Quatre premières françaises sont annoncées, parmi lesquelles "La tempête", de Shakespeare, revisitée par la Canadienne Crystal Pite, ancienne danseuse de Forsythe. Le ballet Cullberg, fleuron de la danse scandinave en plein renouveau, proposera pour la première fois hors de Suède un programme conçu par deux jeunes chorégraphes ("The Strindberg project"), pour les 100 ans de la disparition du dramaturge August Strindberg.

Des artistes émergents venus de Madrid sont aussi attendus, comme l'Israélien Sharon Fridman, la Galicienne Janet Novas ou la compagnie Enclave Espanol.

Enfin, pour conclure les festivités, une pièce maîtresse de l'oeuvre de la chorégraphe allemande Sasha Waltz, sur une musique de Schubert: le spectacle "Impromptus" créé à Berlin en 2004.

Le festival de danse et des arts multiples de Marseille (FDAmM), doté d'un budget de 1,7 million d'euros, a attiré l'an passé 15.000 spectateurs, indique Apolline Quintrand, qui place l'édition 2012 sous le signe de "l'engagement d'une jeune génération qui se rejoint sur une manière radicale et lucide de parler du monde".


AFP