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"Salon en 1900" a enchanté les voyageurs du temps

R. Chape R. Chape
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La première édition de "Salon en 1900" qui se déroulait samedi a réuni beaucoup de monde dans le parc de la République, où de nombreuses animations étaient organisées, notamment musicales, ce qui donnait à la fête un bel accent d'authenticité.

C'est évidemment sur un air de galoubet que les passagers de Salon et d'ailleurs étaient invités à ce voyage dans le passé. Direction 1900, la "Belle Époque", lorsque le commerce des huiles et du savon faisait la prospérité de la ville. Ceux qui ont fermé les yeux avant de passer les grilles du parc de la République les rouvraient ainsi dans un autre monde. Les vêtements, les décors, la musique, les jeux, les gens, et même les animaux... Certains se sont pincés pour vérifier qu'il ne rêvaient pas, encouragés par la performance du groupe folklorique Lou Pelican de Pélissanne. Ses membres multipliaient les pas de danse au son du fifre et du tambourin dans leur tenue rouge et blanche. "C'est le costume originel du groupe, lorsqu'ils étaient farandoleurs, au tout début", confie Stéphanie Gouirand, présidente de l'association. "C'est une tenue sportive car il fallait exécuter des pas complexes. Mon grand-père la portait tout-petit, avec les anciens ils ont créé tout ça, c'est pourquoi on essaie aujourd'hui de le perpétrer". Et il suffit d'admirer le spectacle pour s'en convaincre.
 
Un peu plus loin, une autre musique se fait entendre, plus sophistiquée, et pour cause, elle était jadis réservée à un tout autre milieu social. "C'est une danse de bal Napoléon III", précise Dame Guenièvre, de l'association Danse de Cour Royale. "Elle s'est dansée jusqu'en 1914, à Fontainebleau et dans les cours impériales. Elle pouvait l'être par le peuple, mais d'une façon bien moins élégante". Les costumes aussi, devaient s'adresser à l'élite, par la complexité qui faisaient aussi leur charme. On se serait presque laissé aller à faire quelques pas, si les chorégraphies avaient été plus simples...

Et tandis que les enfants s'exerçaient aux jeux anciens autour de la fontaine, ou découvraient avec joie les animaux de la ferme miniature, les grands, eux, profitaient des démonstrations de taille d'oliviers, et des visites guidées du centre-ville. D'autres ont même plongé au coeur de l'histoire économique de Salon-de-Provence, en visitant la savonnerie Marius Fabre ou, plus discrète, celle de Rampal Latour, pour comprendre comment la ville s'est spécialisée dans la production d'huiles et de savon de Marseille avec l'arrivée du chemin de fer en 1873. Une épopée que le mauvais temps n'aurait pu gâcher, même si on invite volontiers le soleil l'an prochain pour une deuxième édition déjà attendue avec impatience.

En vidéo, revivez l'ambiance du parc de la République.
(Images d'Ulrich Téchené)