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Le maire de Port-de-Bouc au chevet des sinistrés

Le maire de Port-de-Bouc au chevet des sinistrés

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Le maire de Port-de-Bouc au chevet des sinistrés

S. André S. André
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Le lendemain de l'incendie, Laurent Belsola est allé à la rencontre des habitants affectés par l'incendie de lundi après-midi. Trois quartiers ont été touchés. Si aucune maison n'a été détruite, pas mal de dégâts matériels sont à déplorer

 Le maire de Port-de-Bouc au chevet des sinistrés
 Retrouvez en interview le chef du centre de secours

« Ça a été très vite. Ça s'est propagé à une vitesse grand V. En sortant, on a vu un grand mur de feu qui surplombait la maison. » Sylvie Patre est une habitante du lotissement de la Férigoule. Elle et sa famille ont vu leur habitation encerclée par les flammes, les végétaux et le mobilier de jardin brûler. Les carreaux de la terrasse se décoller sous l'effet de la chaleur, les vitres des fenêtres se fissurer... « Il y a tout à refaire, ajoute t-elle. On est parti, on a pris nos animaux sous le bras, on ne pensait pas revoir notre maison. Le principal, c'est qu'on soit tous sains et saufs. C'est vraiment le plus gros feu qu'on ait eu, du moins le plus rapide!»

Le maire de la commune, Laurent Belsola, a écouté attentivement ce témoignage. Accompagné de ses élus, il a fait le tour des  endroits sinistrés. En moins d'un mois, le territoire port-de-boucain a été touché deux fois par d'importants incendies. Le 4 août, c'est la zone industrielle (130 hectares de terrains et des hangars) qui partait en fumée : « C'est un traumatisme. Une catastrophe, déplore l'élu. C'est tout le bas du Castillon, du Pourra, des lotissements qui ont été touchés. On a une sécheresse qui dure depuis 70 jours. Un stress hydrique pour les végétaux... Tous les ingrédients étaient réunis pour avoir un gros incendie sur notre commune. Heureusement qu'il y avait tous ces pompiers qui venaient de la France entière, du Lot, de Paris, du Gers, de Grenoble... S'ils n'avaient pas été là, je ne sais pas quel cataclysme on aurait vécu. »

Nombreux sont les riverains qui ont subi des dégâts. On ne sait pas encore combien de personnes sont concernées mais toutes étaient sur les quartiers de Carcaras, de Saint-Jean et des Termes, à proximité de cet écrin de nature qu'est le site des étangs de Saint-Blaise et de la forêt de Castillon, amputé, depuis lundi, de 500 hectares. « Il y a une pression incendiaire importante dans ce secteur, a observé Olivier Camboris, le chef de centre de secours de Port-de-Bouc. Il y a eu 24 incendies en cinq ans. Du petit feu qui brûle une dizaine de m2 au sinistre qui, comme celui de lundi, ravage des centaines d'hectares. Quand c'est répétitif au même endroit, cela devient suspect. »

Ces incendies à répétition instaurent un climat anxiogène chez certaines personnes qui voient arriver le mistral avec méfiance. « Quand on voit du vent, on tremble, admet Gérard Blazy. Il y a tellement de végétation ici. Ça fait peur. »  Une cellule de recherche des circonstances et des causes devrait être mise en place, prochainement, par le procureur de la République pour définir l'origine du feu. En attendant, les personnes sinistrées peuvent se rendre au centre de secours de Port-de-Bouc qui leur délivrera une attestation en vue de se faire dédommager par les assurances. « On espère que la pluie ne se fera pas attendre, conclut Laurent Belsola, et qu'on pourra penser les plaies. On va aider un maximum notre population et reconstruire ce qui a été détruit. »