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Martigues. PPRT : Les riverains de Lavéra veulent être entendus

Le plan de prévention des risques technologiques sera prescrit en 2017

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Le plan de prévention des risques technologiques sera prescrit en 2017

c. lips c. lips
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Alors que l'État a décidé de prolonger le délai d'élaboration du PPRT de Lavéra d'encore deux ans, l'ARPIL, association de riverains de la plateforme pétrochimique, demande à ce que les habitants soient d'avantage écoutés et mieux informés.

 Christian Legrand, président de l'ARPIL regrette l'absence de concertation avec les riverains.
Décembre 2017, c'est la date limite à laquelle le Plan de prévention des risques technologiques de Lavéra devra être prescrit. L'État s'est donc accordé un nouveau délai supplémentaire pour venir à bout de ce PPRT particulièrement complexe, démarré en 2013. Treize entreprises de la plateforme pétrochimique, classées Seveso, sont en effet concernées, sans compter la proximité avec les habitations des quartiers de Lavéra et de Saint-Pierre et la présence de zones industrielles, d'Ecopolis et de Caronte en face.

Cette prolongation n'a rien d'une surprise pour le président de l'ARPIL, association des riverains de la plateforme industrielle de Lavéra. Une association qui regroupe 420 adhérents, sept asociations, 3 CIQ, des industriels et des particuliers. "Si ça se termine fin 2017, cela fera 4 ans et demi que l'on parle de ce PPRT, déplore Christian Legrand. C'est très long et ce que nous regrettons, c'est que la concertation avec les riverains de soient pas assez poussée. Nous sommes écoutés, mais pas entendus. On se sert de nous comme d'un faire-valoir, en nous invitant aux réunions des Personnes et organismes associés, sans nous donner véritablement la parole. On fait croire qu'ainsi la concertation a eu lieu, mais au final nous n'avons aucun moyen d'agir sur le fond du PPRT", martèle le président de l'ARPIL.

Confinement, délaissement et expropriation...

C'est l'État, représenté par la DREAL, qui est ainsi pointé du doigt, mais aussi les industriels qui ne voudraient pas, pour des raisons économiques de confidentialité, que les associations mettent trop leur nez dans leurs affaires... La Dreal leur a demandé de réduire encore les risques à la source pour qu'une carte définitive des risques soit établie et que les riverains, comme les entreprises des zones industrielles, soient ainsi fixées sur leur sort. "Ce que nous savons pour le moment, mais ça peut encore évoluer, c'est que l'ensemble des habitations de Lavéra et de Saint-Pierre sont exposées au risque toxique. Elles devront donc au minimum se doter d'une chambre de confinement," précise Christian Legrand. Les industriels  de la plateforme travailleraient pour faire en sorte qu'aucune habitation ne soient concernée par le délaissement ou l'expropriation. Une autre point important sera celui du financement. Qui va payer les travaux?

Ce nouveau délai accordé au PPRT, rajoute donc à l'incertitude vécue par les habitants qui n'ont eu droit pour le moment à aucune réunion d'information. De nombreuses questions restent en suspens. L'ARPIL demande à être mieux informée. Rappelons que la concertation publique ne démarrera réglementairement qu'une fois le PPRT de Lavéra prescrit, au plus tard en décembre 2017.

Écoutez l'interview détaillée du représentant des riverains de Lavéra (Images de Caroline Lips pour Maritima Médias).

Crédit photo François Delena.