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Martigues: un an après, quel bilan pour les NAP?

Près de 3 600 enfants des écoles primaires sont inscrits aux NAP.

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Près de 3 600 enfants des écoles primaires sont inscrits aux NAP.

Entre garderie simples et activités payantes, Martigues a su trouver un compromis.

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Entre garderie simples et activités payantes, Martigues a su trouver un compromis.

Les journées de NAP seront inversées, à la rentrée prochaine, entre les deux secteurs.

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Les journées de NAP seront inversées, à la rentrée prochaine, entre les deux secteurs.

Toutes les informations sont disponibles sur le site de la ville de Martigues.

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Toutes les informations sont disponibles sur le site de la ville de Martigues.

S. André S. André
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Les Nouvelles Activités Périscolaires vont entamer leur deuxième année. L'occasion pour la ville de Martigues de tirer un bilan sur cette semaine de cinq jours, destinée à alléger et optimiser l'apprentissage des élèves

Ils sont maintenant loin les mercredis matins de repos. Un an après l’adoption de la réforme sur les rythmes scolaires, les communes françaises ont, tant bien que mal et selon leurs moyens, mis en application la semaine des cinq jours pour les élèves de primaire (maternelle et élémentaire).
L’objectif du gouvernement était clairement, en proposant cette loi, d’alléger les journées de classe des petits Français (qui, selon une étude, subissent l’une des plus fortes concentrations d’enseignement par jour dans le monde) et d’utiliser ce temps disponible à diverses activités culturelles ou sportives. Depuis septembre 2014, donc, Martigues, comme toutes autres communes, a dû se plier à cette nouvelle organisation pour un meilleur apprentissage dans des conditions optimales : « On ne peut pas encore vérifier les bienfaits de ces nouvelles activités sur les résultats scolaires des enfants. Il faudra attendre, selon moi, quelques années, estime Annis Kinas, adjointe à l’éducation. Par contre, avec la matinée du mercredi en plus, les enseignants sont formels, les élèves sont fatigués. Et beaucoup d’entre eux nous ont expliqué qu’à partir du jeudi après-midi, ils dispensaient des cours plus légers, et évitaient les matières difficiles qui demandent beaucoup d’attention. »

A Martigues, ces temps de créativité et de partage ont été appelés NAP, nouvelles activités périscolaires. Elles ont lieu deux fois par semaine (mardi et vendredi ou lundi et jeudi selon les deux secteurs établis par la Ville) de 15 h à 16 h 30. Sur les 4 595 élèves que comptent les seize établissements primaires, environ 3 600 ont été inscrits à ces nouveaux ateliers : « Ça a été un an de préparation, se souvient l’élue. Nous avons dû faire pas mal de modifications notamment dans les plannings des Centres d’Initiations Sportives. Il fallait aussi tenir compte du rythme des enfants. Ne pas leur imposer, par exemple, une deuxième séance de sport dans la même journée. Sur le papier c’était calé. Dans la pratique, nous avons rencontré des problèmes. Jusqu’à la Toussaint, ça a été un peu le flou. »

Les NAP sont menées par 12 coordinateurs, 170 animateurs (dont 25 enseignants), 54 ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), 27 agents polyvalents auxquels il faut ajouter 40 éducateurs sportifs et une trentaine d’intervenants culturels, associatifs ou issus de différents services communaux. Ce qui monte le taux d’encadrement à un adulte pour 14 enfants en maternelle et un pour 18 élèves en élémentaire. Malgré ces chiffres au-dessus de ce qui est demandé par la loi, la Ville aimerait renforcer cet effectif afin de varier les activités et assurer les ateliers en cas d’absence d’animateurs.

Pour la rentrée à venir, le service enseignement prévoit certains ajustements ou modifications du contenu des activités proposées. Des projets sur la citoyenneté ou le développement durable seront menés ainsi que des animations plus ponctuelles comme la participation à l'organisation du carnaval. Des sorties en extérieur sont aussi au programme avec notamment la visite de la Galerie de l'histoire qui traitera, du 19 septembre au 15 novembre, de la construction du pont ferroviaire de Caronte. 

Côté budget, la Ville a estimé à près de 750 000 euros le coût des NAP (fonctionnement et salaires des vacataires). Dans cette somme est comprise la participation financière de l’Etat qui est de 50 euros par enfant et par an, soit un fond de 230 000 euros qui devrait être renouvelé la rentrée prochaine : « Je précise, conclut Annis Kinas, qu’il n’est pas question de faire payer les parents pour le fonctionnement des NAP. J’entends beaucoup de parents inquiets à ce sujet. Je tiens à les rassurer. »

Photographies: Frédéric Munos