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Avis aux automobilistes: la zone 30, ça commence aujourd'hui, à Martigues

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S. André S. André
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Moins de pollution, de bruit, de trafic.... Martigues, comme d’autres communes du département, a fait le choix de généraliser la zone 30 dans son centre ville. Dès aujourd'hui, vendredi 1er octobre, débute ce dispositif qui fera de la ville un espace public partagé et sécurisé

Tous les panneaux de signalisation ont été dévoilés, les marquages au sol finalisés... Désormais, les automobilistes doivent se plier à cette mesure dans l'ensemble du centre ville de Martigues, des rives de Ferrières nord, à celles de Jonquières en passant par le quartier de l'Île et ses ruelles étroites. 

La zone 30 n’est pas seulement un endroit limité à 30 km/h. Elle donne la priorité aux piétons même en dehors des passages protégés. Elle est favorable aux cyclistes en leur permettant d’emprunter les voies à sens unique… La zone 30, définie dans le Code de la route par les articles R110-2 et R411-4, s’appliquera, dès ce mois d’octobre, sur l’ensemble des rues des trois quartiers du centre ville. Ce dispositif offre de nombreux avantages selon le conseiller municipal Roger Camoin, en charge de la circulation, du déplacement, du stationnement et de la sécurité routière : « Ça apaise la circulation. Les gens vont moins vite, la distance de freinage est raccourcie en cas de problème. On passe de 29 mètres à 50 km/k à 13 mètres à 30 ! Les chocs sont moins violents en cas d’accrochage. Ça réduit la pollution, du fait que l’on freine moins, il y a moins de microparticules. Le champ visuel du conducteur est élargi, le stress des piétons amoindri… »  L’élu espère que cette mesure incitera les conducteurs à emprunter le viaduc de Caronte qui enjambe les trois quartiers, dont la vitesse est limitée à 90km/h, et que leur nombre, dans la ville, ainsi diminuera. Un souhait que partage Marie-Claire Eperlan, une habitante dont le balcon donne sur le quai Alsace Lorraine, à Jonquières: "Je me réjouis vraiment du passage en zone 30. J'y habite depuis quelques mois et je trouve que le bruit généré par la circulation est important. Je ne peux pas laisser la porte vitrée du balcon ouverte. Ce qui fait le plus de bruit, selon moi, ce sont les bus et les deux-roues surtout ceux qui ont été trafiqués pour aller plus vite. J'espère que la limitation de vitesse va être bénéfique pour le bruit." Les bruits des moteurs et ceux du roulement, sur une voirie de qualité standard, peuvent être réduits de plus de 3 décibels. Côté sécurité, Nora Rehala Schosmann, quant à elle, reste dubitative. Renversée par une voiture alors qu’elle traversait un passage piéton, rue colonel Fabien, elle attend de voir : « Les gens ne respectent pas toujours le 50 km/h alors le 30 ! » Il est prouvé que le champ de vison est élargi avec ce passage à 30 km/h, et l’attention de l’automobiliste est moins sollicitée et permet de mieux interpréter les informations qui lui parviennent.

Onze minutes pour traverser la ville

 La ville disposait, depuis une dizaine d’années, de quelques zones 30, notamment rue de la République, quai des Anglais, dans le quartier de Canto-Perdrix, à La Couronne, ou encore Carro: « Le constat est positif. On le voit notamment à l’échelle nationale, explique Nicolas Vidal qui est chargé d’étudier la mobilité active et la sécurité routière. Les chiffres de l’accidentologie affichent une baisse des accidents corporels de 25 % selon une étude de l’institut Cerema. On agit directement sur les comportements des automobilistes. » Cela peut atteindre plus de 40 % pour les accidents graves. Ce dispositif est d’ores et déjà matérialisé par la mise en place de panneaux de signalisation qui marquent les entrées et sorties de zone, ainsi que des marquages au sol. Seize placettes traversantes ont été créées pour le compléter: « Ces changements vont demander quelques mois d’adaptation de la part des conducteurs, estime le chargé d’étude. On a mesuré que la vitesse moyenne pour traverser les trois quartiers du centre ville est de 25, 27 km/h et que cela prend onze minutes. Sans nous en rendre compte nous sommes déjà à 30 km/h !»

 

Photographies: François Delena