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Quand l'équipe de France de Sport-Boules s'entraîne à Martigues

R. Reponty R. Reponty
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En préparation du Mondial Martigues de Sport-Boules, qui aura lieu du 13 au 18 septembre, l'Équipe de France est venue prendre ses repères au boulodrome couvert pour des entraînements spécifiques.

En shorts rouges et T-shirts bleus, avec France écrit en lettres blanches dans le dos, ils ont investi tout le terrain. Les tirs s'enchaînent à un rythme soutenu pour cette délégation de 11 athlètes de haut niveau, reconnus comme tels par le ministère chargé des sports. "Pour nous, c'est un avantage que ça se déroule en France, explique Fabien Amar, l'entraîneur de l'équipe de France de Sport-Boules, donc, on profite de ce petit avantage et que l'on soit bien accueilli ici à Martigues pour que les athlètes puissent prendre, un petit peu, des repères avant les autres nations qui arriverons un jour ou deux avant la compétition. C'est un petit avantage d'être Français !"

Ce n'est pas de la pétanque

Si les athlètes viennent d'un peu partout en France, la Fédération Française du Sport-Boules est basée en région Auvergne-Rhône Alpes, dans le pays lyonnais, à Villeurbanne exactement. Où l'on ne s'adonne pas autant à la pétanque que chez nous. Là-bas, c'est la boule lyonnaise qui règne en maître. Un jeu proche du jeu provençal pratiqué ici. Mais attention ! Ce n'est pas pareil quand même ! C'est une discipline sportive de haut niveau de lancer qui s'exprime dans des situations de point en mouvement, de tir en course d’élan et de tir en course continue dont l'objectif final est la performance en précision. La pratique, qu'elle soit individuelle ou collective, nécessite de la part de l'exécutant un contrôle gestuel approfondi, une maîtrise émotionnelle importante et l'élaboration constante d'une stratégie d'action. Elle sollicite ainsi les capacités d'attention, de mémoire, de concentration alliées à des qualités techniques et physiques qui mettent en évidence la coordination, l'équilibre et les capacités énergétiques de l'individu. Les épreuves du Sport-Boules se répartissent entre jeu traditionnel et épreuves de tirs sportifs : tir rapide, tir progressif, tir de précision et tir en relais.

C'est très intense !

Dans cette délégation de l'Équipe de France de Sport-Boules, pour ce stage d'entraînements spécifiques à Martigues, on compte une féminine et pas n'importe laquelle. À 26 ans, Barbara Barthet, est déjà 4 fois championne du monde, 8 fois championne d'Europe et 35 fois championne de France. "Oui, et ici je vais même faire le relais mixte. Ajoute la championne. C'est à dire que je vais courir avec un garçon. C'est une épreuve de 5 minutes pendant laquelle il faut courir en navette et taper un maximum de boules positionnées sur ces tapis de 5 mètres de long et équipés de 6 cibles. Donc on court, on tape successivement 4 boules en courant d'un tapis à l'autre et ensuite on passe le relais à notre partenaire qui, à son tour, court et tape 4 boules. Tout ça, pendant 5 minutes. Ça paraît court mais en fait c'est très intense !" Une épreuve très spectaculaire pour le public et qui exige à la fois beaucoup d'endurance et un maximum de concentration.

On arrive à une vitesse de 18 km/h

Clément Seve, champion du monde de tir en relais 2019 apprécie particulièrement les deux aspects de cette épreuve. "On arrive à une vitesse de 18 km/h, on doit s'arrêter, on doit prendre la boule et après on doit s'élancer pour essayer d'attraper la boule qui est en face de nous. Donc là, il y a une certaine difficulté à rester lucide malgré la fatigue et les minutes qui viennent de s'écouler depuis le début du relais. On pourrait un peu comparer ça à du biathlon (ski de fond et tir à la carabine, NDLR) et c'est ça qui me plaît !"

Le Mondial Martigues de Sport-Boules aura lieu au boulodrome couvert du 13 au 18 septembre.

En vidéo : le reportage sur l'entraînement de l'Équipe de France de Sport-Boules à Martigues.

(Interviews, images et montage : Rémy Reponty pour Maritima médias.)