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Istres: Mélie Gosa une cavalière dans le vent avec son Alouette

  • Sports
  • 29/04/2021 à 11h30
  • 02:48
Istres: Mélie Gosa une cavalière dans le vent avec son Alouette

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Istres: Mélie Gosa une cavalière dans le vent avec son Alouette

J. Darras J. Darras
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La cavalière du centre équestre du Deven à Istres enchaine les belles performances en Grand Prix. Le cheval est sa passion. Disputer les JO, son rêve. Rencontre avec Mélie Gosa et Alouette d'Eole.

 Interview maritima avec Mélie Gosa au centre du Deven à Istres

"Elle est calme quand on la voit comme ça mais elle devient une vraie guerrière en compétition". Cette révélation de Mélie Gosa sur son cheval Alouette pourrait certainement s'appliquer à la cavalière elle-même. Entre les deux une belle histoire qui pourtant a failli ne pas voir le jour. "Je l'ai depuis 5 ans mais au début quand je l'ai testé, après avoir vu une annonce sur internet, ça ne s'est pas bien passé". Mais rapidement une complicité se crée. "Cette relation avec le cheval c’est magnifique. Avec Alouette on a une complicité incroyable, on se connait par cœur." Pour avoir cette complicité il faut "passer beaucoup de temps avec le cheval, c’est primordial mais ils nous le rendent bien, je passe toutes mes journée avec elle et sur la piste elle se donne à 100%".

Mélie Gosa passe effectivement la majorité de son temps au centre équestre du Deven ou "il y a une structure incroyable. Le matin je la nourris, je fais son box, elle va au paddock quand il ne pleut pas, après je la rentre puis je la ressors deux autres fois  dans la journée pour qu'elle marche beaucoup et qu'elle broute, ça lui fait du bien" surtout qu'il y a un grand espace boisé et l'Etang de Berre juste à côté pour varier les balades.

C'est son grand-père qui lui a donné l'amour de l'équitation en lui offrant son premier poney lorsqu'elle était enfant. "Depuis je n'ai jamais décroché même si j'ai testé d'autres activités. Ce qui me plait c'est la relation avec le cheval ça nous donne une responsabilité, ça nous permet de nous évader".

Depuis l'Istréenne de 21 ans a fait du chemin devenant championne de France des cavalières en 2019, se formant un peu partout en France (Paris, Montpellier) pour apprendre des meilleurs, et multipliant les belles performances en Grand Prix comme en février où elle termine 2e du GP 3* à Oliva en Espagne. Son prochain concours c’est la semaine prochaine près de Nancy pour un Grand Prix 2* (barrière à 1m45). "Je repars 15 jours pour me remettre doucement sur les concours internationaux". La période du Covid et la rhinopneumonie, maladie qui a touché plusieurs chevaux en Europe, a en effet entrainé l'annulation de nombreuses compétitions. Mélie Gosa y voit un côté positif "cette pause a fait du bien à Alouette, j'ai pu la préserver. Malgré la période j'ai quand même pu travailler et sortir le cheval".

Mélie Gosa travaille seule même si elle peut toujours compter, en cas de besoin, sur les conseils d'un moniteur du Deven ou d'autres cavaliers qu'elle croise sur les différents concours. Elle sait par contre qu'elle aura besoin d'une structure autour d'elle si elle veut réaliser son rêve d'aller aux JO. "J'aimerais aller le plus loin possible. Les grandes épreuves font rêver, courir sur les plus grands pistes comme Aix la Chapelle ou La Baule, et pourquoi pas les JO un jour. 2024 ça me semble trop tôt mais pourquoi pas 2028". Portée par son Alouette d'Eole, Mélie Gosa peut viser haut.

 

Retrouvez en vidéo l'interview de Mélie Gosa au micro de JM Darras