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Saint-Chamas : hommage aux poudriers victimes de l'explosion de 1936

78ème anniversaire de l'explosion de la poudrerie de Saint-Chamas

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F. Verpalen F. Verpalen
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On commémorait ce dimanche matin à Saint-Chamas le 78ème anniversaire de l'explosion de la poudrerie en 1936. Elle avait fait 53 morts et près de 100 blessés sur le site, laissant une trace indélébile dans la mémoire de tous les ouvriers et leurs familles

 Le témoignage de Jacques Négron, ancien poudrier
Une cinquantaine de personnes, au cœur du Parc de la poudrerie, se sont réunies devant le monument aux morts, autour de plusieurs élus, dont les maires de Saint-Chamas et Miramas, Didier Khelfa et Frédéric Vigouroux. L'édile saint-chamasséen, dans son allocution, a raconté une part de ce sombre épisode : "Les ouvriers de service et ceux de repos sont appelés à participer à la lutte contre un incendie qui attaque le bâtiment 104. Saint-Chamas retient son souffle. À 16h42, le ciel brille, brille d'une éclatante lueur rouge, accompagnée d'une déflagration qui va plaquer tout le monde au sol et pulvériser tout ce que Saint-Chamas compte de vitres. Le cœur du village s'est arrêté de battre : la poudrerie vient d'exploser."

Et le souvenir du drame est encore bien présent dans la mémoire des plus anciens. À l'image de Jacques Négron, 88 ans : il a lui-même travaillé à la poudrerie pendant 30 ans, de 1945 à 1974, année de la fermeture définitive. C'était donc bien après l'explosion de 1936 mais il se souvient du nuage noir dans le ciel qu'il aperçut de chez lui, enfant, alors qu'il venait de rentrer de l'école. À la commémoration de ce dimanche, il a égrené au pupitre les noms des 53 victimes, des noms qui résonnent encore en lui, tous étaient collègues ou amis de son père, alors lui-même poudrier. Un drame qui ne l'a pas empêché, une fois en âge de travailler, d'intégrer la poudrerie : "On ne pensait pas au danger, c'était tellement naturel pour nous de travailler là-dedans, c'était une affaire d'habitude".

Hommage a également été rendu aux 21 victimes d'une seconde explosion, celle du 4 avril 1940.

Regardez, en vidéo, le témoignage de Jacques Négron, agrémenté de quelques images de la cérémonie.

(Images, interviews et montage : Fabienne Verpalen, Maritima médias)