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Violences intra-familiales : le banc rouge de Saint-Chamas a un an

R. Reponty R. Reponty
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Des collégiens ont participé à la cérémonie autour du banc rouge pour dire : "Stop aux violences et aux féminicides." Bientôt d'autres bancs rouges dans d'autres villes.

Il y a un an, un banc de couleur rouge était installé dans un parc de Saint-Chamas, en mémoire de Laura, 22 ans, morte sous les coups de son compagnon le 12 mai 2019. Pour lutter contre les violences intra-familiales le père de Laura a créé une association, fait poser ce banc rouge avec l'aide des élus et a appelé à se rassembler autour de lui pour ce triste anniversaire mais pour délivrer un message d'espoir. Un rassemblement contre les violences intra-familiales auquel des élèves du collège René Seyssaud de Saint-Chamas ont participé avec une chanson et une chorégraphie.

N'insiste pas

Une vingtaine de collégiens ont formé une chorale autour du banc rouge. Sur son dossier une plaque en mémoire de Laura dit « Stop aux violences et aux féminicides ». Les élèves ont chanté « N'insiste pas » de Camille Lellouche. Assises sur le banc d'autres collégiennes ont mimé les paroles en gestes souples. Carla-Marie, 15 ans, a créé la chorégraphie et était très émue après la cérémonie. "C'est vrai que ça donne la chair de poule parce que c'est un sujet qui nous touche. Et ça fait du bien de pouvoir parler de ça."

Il faut le dire, il faut parler  

Thaïs, 12 ans, et Maeva, 14 ans ont chanté dans la chorale et sont déterminées à porter la parole contre les violences intra-familiales. "Quand on a quelqu'un de violent à côté de soi ce n'est pas une honte, ce n'est pas de notre faute car on n'a rien demandé. Donc, il faut le dire aux gens qu'on connaît et il y a des solutions possibles." ... "On devrait en parler dès que les enfants sont à la maternelle. C'est quelque chose de très important qui peut arriver à n'importe qui, n'importe quand, sans vraiment s'en rendre compte."

Un symbole

Jean-Jacques Bertin, le père de Laura (président de l'association Laura B 22 ans), explique l'idée du banc rouge. "L'idée, en fait, c'était de permettre à une famille, à une maman qui promène dans un parc, dans un cadre agréable, d'interpeler de façon ludique un enfant, voire d'amorcer le dialogue avec son mari. Donc, l'idée c'est un symbole pour permettre aux gens de parler des violences intra-familiales mais dans des conditions agréables."

D'autres bancs rouges dans d'autres villes

Didier Khelfa, le maire de Saint-Chamas, invite les maires des villes voisines à installer, eux aussi, un banc rouge dans leur commune. "Le message que je veux porter aux côtés de l'association Laura B 22 ans c'est de pouvoir diffuser ce type de banc sur l'ensemble des communes du territoire. Si on veut lutter contre les violences, et notamment les violences faites aux femmes, il faut que l'on multiplie les lieux d'expression, il faut libérer la parole et ça commence par là."