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Jarossay : envol pour l'exploit

Jarossay : envol pour l'exploit

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Jarossay : envol pour l'exploit

U. Téchené U. Téchené
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C'est ce dimanche que le martégal Nicolas Jarossay s'envole pour le Cap Vert, d'où il débutera sa traversée de l'Atlantique en Stand Up Paddle. Une première mondiale.

 A propos des liaisons téléphoniques
 A propos de la journée type
Nicolas Jarrossay est prêt. Son paddle chargé sur un cargo en février est en passe d'arriver au Cap Vert, île de Santiago. Nicolas le précédera de quelques jours en atterrissant dimanche. Avec 5 à 6 jours d'ultimes préparatifs, entre autres la déco de l'embarcation avec tous les visuels des partenaires et les dernières vérifications d'usage, l'homme qui espère être le premier à traverser l'Atlantique en stand up paddle souhaite partir le 31 mars, jour de ses 39 ans mais c'est la météo qui commande... Un exploit en autonomie totale et sans assistance autre que téléphonique.

Un peu de technique.
Son paddle est différent de ceux utilisés pour le loisir car évidemment il est habitable : plus de 7 mètres de long, environ 85 centimètres de large, il est conçu avec 2 compartiments étanches, l'un à l'avant qui servira de cabine pour dormir et s'abriter, l'autre à l'arrière avec tout le chargement. Rien n'est laissé au hasard côté sécurité : balises 'safelink', VHF, téléphone satellite, combinaison de survie, détecteur de radar 'Mer-veille', réflecteur de radar, baudrier pour être toujours relié au paddle, etc... sans oublier son 'routeur', l'homme avec qui il sera en contact quotidiennement grâce aux liaisons satellites, qui l'orientera vers les courants favorables ou le préviendra des tempêtes éventuelles. Même pour manger, Nicolas a prévu large : alors qu'il estime à 2 mois la traversée jusqu'à la Martinique, il embarque 100 kilos de nourriture, de quoi tenir 90 jours. Au total il démarrera sur une embarcation de plus de 150 kilos.

La journée type.
Elle commencera le matin avec le levé du soleil. Et un petit déjeuner comme il se doit. Ensuite il préparera sa ration d'eau quotidienne, 8 litres à l'aide d'un désalinisateur manuel soit 2 heures de pompage en perspective; avant d'attaquer 8 heures de pagayage entrecoupées toutes les 2 heures d'une pause pour s'alimenter. La nuit sera consacrée au repos obligatoire, d'autant plus que dans l'obscurité on perd très facilement l'équilibre à rester debout sur des embarcations aussi frêles, donc impossible de ramer. C'est une différence majeure avec les traversées à la rame où les personnes assises n'ont pas ce problème. Nicolas espère d'ailleurs arriver à dormir au moins 6 heures par nuit et ne pas y arriver est sa crainte. La récupération est primordiale car la fatigue peut entrainer des difficultés générées par le manque de vigilance ou la perte de moral. A ce propos, il ne s'interdit pas de se laisser dériver de rares fois si « l'envie est absente ».

Nicolas Jarossay a mis 3 ans pour mettre en place ce défi. Bien des partenaires l'accompagnent financièrement ou scientifiquement, Maritima medias relatera régulièrement son avancée, des établissements scolaires seront en liaison avec lui. A savoir que 10% du budget récolté pour ce projet est reversé à association « Rêves », qui aide des enfants atteints de graves pathologies.

En vidéo Nicolas Jarossay avant le départ au micro d'Ulrich Téchené.