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Marseille: plusieurs milliers de manifestants contre la réforme des retraites

Manif Marseille : salariés du public et du privé : même combat !

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Manif Marseille : salariés du public et du privé : même combat !

U. Téchené U. Téchené
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Plusieurs milliers de manifestants ont défilé mardi matin à Marseille contre la première réforme des retraites d'un gouvernement de gauche, réclamant un projet "juste et équitable" qui n'oublie pas "le monde du travail".

 Danielle Ceccaldi, infirmière, secrétaire CGT des Hopitaux de Marseille
 Julie El Mokrani Tomassone, présidente de l'UNEF Aix-Marseille
 Gabriel Becchere, secrétaire CGT CARSAT Sud-Est
 René NEUHERZ, secrétaire général du groupement départemental FO Santé
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé mardi matin à Marseille contre la première réforme des retraites d'un gouvernement de gauche, réclamant un projet "juste et équitable" qui n'oublie pas "le monde du travail".

Dans le cortège, parti du Vieux-Port peu après 10H30, avaient pris place 50.000 personnes, selon les quatre syndicats organisateurs (CGT, FO, Solidaires, FSU), 6.300 selon la préfecture de police: des retraités, des salariés d'entreprises en difficulté (Fralib, ArcelorMittal, Moulins Maurel), des fonctionnaires territoriaux, notamment hospitaliers.

Sébastien Thomas, salarié du sidérurgiste ArcelorMittal à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et délégué CGT, était venu en tenue de métallo, avec casque et blouse de protection. A ses côtés, une pancarte rappelant qu"un métallo centenaire, ça n'existe pas". "On parle de reculer l'âge pour combler les déficits, mais est-ce qu'on parle du bien-être au travail?", a-t-il lancé, réclamant "une véritable réforme, juste et équitable, qui ne nous oublie pas".

"Il y a trois ans, ils (les socialistes, ndlr) nous applaudissaient, maintenant ils nous pondent une merde. Maintenant qu'ils sont au pouvoir, ils font quoi? Il faut qu'on se réveille, si on pouvait mettre le feu comme on l'avait mis sous Sarkozy... J'ai voté Hollande, mais je suis déçu, la rose s'est fanée", souligne l'ouvrier.

Parmi les banderoles et affiches, on pouvait lire: "D'autres choix sont possibles. Taxer le capital, pas le travail", "De 60 à 65 ans, les plus dures années au travail, les meilleures à la retraite" ou encore "43 ans à se faire salarier, humilier, voler, surveiller, jeter, broyer par les patrons. La retraite n'est que le lot de consolation d'une vie d'exploitation".

"Il faut que le monde du travail soit entendu", a estimé Thierry Pettavino, secrétaire général départemental de la CGT. "C'est la logique qu'il faut changer, ce n'est pas parce que l'espérance de vie augmente qu'il faut allonger la durée de cotisation. On veut une vraie réforme, pas celle-là. Aujourd'hui c'est une première mobilisation qui est à la hauteur, on verra dans les journées qui vont suivre si l'opinion publique continue à élever le ton".

"Les jeunes en particulier sont touchés. A chaque gouvernement, c'est toujours la même histoire et la même chanson", a déploré Chantal Ginier, syndicaliste FO qui travaille au centre hospitalier d'Aix-Pertuis (Bouches-du-Rhône).

(AFP)


En vidéo les réactions de divers responsables syndicaux - Images et Interviews Ulrich Téchené