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Open 13. Les ramasseurs de balles, petites mains essentielles de la compétition

Open 13. Les ramasseurs de balles, petites mains essentielles de la compétition

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Open 13. Les ramasseurs de balles, petites mains essentielles de la compétition

M. Chaix M. Chaix
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Pour sa 30ème édition, du 14 au 20 février, le tournoi de l'Open 13 propose un plateau de grande qualité sur le court. Derrière le rendez-vous de renommée mondiale, de (jeunes) acteurs trop souvent dans l'ombre et pourtant indispensables. Reportage

 Bernard Callier manager des ramasseurs de balles
 Victoire et Paul ramasseurs de balles
 Thierry Santelli, vice-président du département en charge des sports

Principal partenaire de l'événement, le Département a accueilli ce matin au Palais des Sports les fameux ramasseurs de balles ainsi que leur famille pour un petit-déjeuner. L'occasion de rappeler que ces petites fourmis de la compétition sont essentielles pour le déroulement du jeu. "Sans ramasseur, pas de tournoi, rappelle Bernard Callier, leur manager. Cela fait partie du cahier des charges." Leur rôle principal est de s'assurer que les joueurs puissent reprendre le jeu le plus rapidement possible après la fin du point.

Ces jeunes ont entre 13 et 16 ans, ont l'obligation d'être licenciés à la fédération de tennis et bien sûr être joueurs. Paul a 13 ans, il fait partie de la promotion 2022. Le tennis et lui c'est une grande histoire d'amour mais aussi de famille. Voilà 9 ans qu'il pratique ce sport sur les courts. "C'est mon tout premier sport, et je ne l'ai jamais lâché, explique-t-il. Etre ramasseur ça nous aide dans notre tennis à grandir(...) c'est incroyable."

"Mieux qu'une place en loge !"

Pour devenir ramasseur, le club de tennis fournit aux joueurs un document à remplir. Une formation d'une journée est nécessaire et il y a ensuite une sélection. "C'est mieux qu'une place en loge ! reconnaît Victoire, 13 ans. On côtoie les plus grands... notamment Tsisipas et  nous sommes acteurs du jeu,  nous devons connaître les règles par coeur."

Une fierté aussi partagée par les parents. Daniel a accompagné son fils Mathis qui fait ramasseur pour la 4ème année consécutive. "C'est très valorisant pour eux, surtout quand on voit le mal qu'ils se donnent à courir partout, se rendre disponibles, être réactifs..." explique-t-il. Passionné, son fils a déjà servi pour l'Open de Cassis ou encore Roland Garros. Le bonus pour les parents à l'Open 13 ? Ils assistent gratuitement à deux matchs pour lesquels leurs enfants interviennent grâce au Département.

Une pénurie de filles

Si la sélection de ramasseurs de balles attire chaque année toujours plus de candidats, les filles restent mal représentées. "C'est une activité qui ne connaît pas de pénurie, sauf pour les filles", regrette Bernard Callier. En moyenne, elles représentent 20% des ramasseurs. "J'en suis malheureux car elles sont souvent meilleures que les garçons, plus rigoureuses et surtout elles apaisent les tensions." 

Pour Thierry Santelli, Vice-Président du Département délégué au Sport, "le tennis n'est pas un sport masculin". "Pour avoir arpenté les courts, je remarque que c'est assez homogène. Ce que je peux vous dire, c'est qu'au Département, la Présidente Martine Vassal a souhaité développer le sport féminin. Je m'occupe dans ma délégation de cette promotion pour qu'elles soient pleinement intégrées."