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Marseille. Un rassemblement ce soir en soutien aux familles et victimes de règlements de compte

Marseille. Un rassemblement ce soir en soutien aux familles et victimes de règlements de compte

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Marseille. Un rassemblement ce soir en soutien aux familles et victimes de règlements de compte

M. Chaix M. Chaix
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Plusieurs associations et élus se réunissent ce soir à 18h30 au Palais de justice pour rendre hommage aux victimes, soutenir les familles et soumettre des propositions de lois au Garde des Sceaux dans le cadre des états généraux de la justice

 

L'initiative est entre autres portée par l'association Conscience, fondée par Amine Kessaci. Nous avions reçu dans notre émission Rue de la République, cet étudiant de 17 ans, ancien habitant des quartiers Nord, qui a perdu son grand frère Brahim dans un règlement de compte.

Depuis, Amine mène un combat acharné contre la misère et les violences dans ces quartiers. Le jeune homme de 17 ans avait aussi interpellé Emmanuel Macron lors de sa visite à Marseille. Ce soir, au Palais de justice, Amine, plusieurs associations et élus vont déposer des bougies en hommage aux victimes. "Ce dépôt devant le Palais de justice est symbolique, on vient aussi dire, en tant que familles de victimes, qu'on ne lâchera pas les dossiers", explique Amine Kessaci. " Nous rendons mémoire, et nous essayons de faire avancer les choses".

15 propositions pour que les lignes bougent

Dans le cadre des états généraux de la justice, associations, avocats, élus et familles ont rédigé 15 propositions. Celles-ci seront remises au ministre de la Justice, Eric-Dupont Moretti. "On ne connaît pas la date de la rencontre, mais nous sommes sûrs de pouvoir bientôt échanger avec lui", explique encore Amine Kessaci. "Ce sont des réflexions sur l'accompagnement global des familles de victimes par la justice. Trop souvent, nous sommes mis à l'écart des procédures et des enquêtes."

Concrètement, les associations réclament aussi des relogements pour ces familles. "La plupart du temps, les mamans notamment, vont vivre chez leurs autres enfants car l'ancien logement rappelle trop de souvenirs, parce que parfois même, elles habitent en face de la personne responsable de la perte de leur enfant. Aucune solution de relogement ne leur est proposée".

Une des propositions concerne aussi les médias. "Il y a des termes barbares et qui sont insoutenables. Moi j'ai découvert la mort de mon frère dans un journal de presse quotidienne régionale avec le terme de "barbecue", pour expliquer que son corps avait été retrouvé calciné.", déplore Amine Kessaci. Dans cette proposition, les associations invitent les médias à "respecter les personnes", même si elles "comprennent la liberté d'information".

Prochainement, une tribune reprenant toute ces propositions paraîtra dans la presse. Dans les Bouches-du-Rhône, 16 personnes sont décédées dans des règlements de compte depuis le début de l'année selon la préfecture de police.

 

Interview à retrouver dans votre journal de 18h