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Sécurité Routière. L'État vient défendre le 80km/h à Marseille

R. Chape R. Chape
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Le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, présentait hier à Marseille, aux élus, puis aux journalistes, les 18 mesures du gouvernement pour diminuer le nombre de morts sur les routes, parmi lesquelles la limitation à 80km/h.

Un total de 3 684 personnes ont trouvé la mort sur les routes de France en 2017 (dont 122 dans les Bouches-du-Rhône), soit une baisse de 1,4% par rapport à 2016, mettant un terme à trois années de hausse, selon le bilan officiel définitif. "Ce chiffre constitue certes un motif de satisfaction mais qui est mitigé par la reprise des accidents et des blessés et le fait qu'on n'est pas encore revenu au niveau de 2013", a indiqué Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière. Car, exception faite du nombre de morts, les autres indicateurs ont été à la hausse en 2017: le nombre d'accidents corporels (+2,2%), de personnes blessées (+1,3%) ainsi que le nombre d'hospitalisations (+2%).
Selon le même bilan, la répartition du nombre de décès sur les routes, entre ville et campagne, encourage la baisse de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central annoncée en janvier par le Premier ministre Edouard Philippe. Cette mesure, qui sera effective le 1er juillet, peut selon le gouvernement « sauver 300 à 400 vies par an et amorcer ainsi une baisse durable de la mortalité routière »."Si on baisse la vitesse, on joue aussi sur toutes les autres causes d'accidents parce que cela permet d'éviter un certain nombre d'accidents, mais aussi de réduire la gravité de ceux qui ne peuvent pas être évités", plaidait encore hier Emmanuel Barbe à Marseille.

En vidéos, regardez l'interview d'Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, en conférence de presse hier en Préfecture de Marseille.
(Images de Cédric Lombard)