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ITER : il a démarré !

ITER : il a démarré !

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ITER : il a démarré !

M. Montagne M. Montagne
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Alors qu'une petite foule était venue contempler le monstre stationné à quelques pas du cimetière Saint-Roch, l'énorme maquette de béton posée sur la remorque autopropulsée se retrouvait entourée d'une nuée de gyrophares, signes du départ imminent

 Le commandant Lothe, responsable du dispositif de sécurité
 Chabane, un spectateur venu spécialement en vélo
Alors que l'engin s'ébranle avec lenteur, on se dit que les premiers mètres parcourus par ce convoi très exceptionnel signent le début de concrétisation d'un projet qui a demandé des années de travail. Car, même si les blocs de béton posés sur la remorque représentent des pièces factices, les moyens mis en oeuvre, tant matériels qu'organisationnels, sont eux bien réels.
C'est ainsi que la bulle de sécurité organisée par la gendarmerie se met en place autour du véhicule et ne le quittera plus jusqu'à la fin, dispositif terrestre complété dans les airs par l'hélicoptère qui tournoie au dessus des têtes.
Sur la route qui longe le site pétrochimique, juste avant l'arrivée du convoi, des équipes s'affairent à démonter les panneaux de signalisation plantés au milieu de la voie et susceptibles d'empêcher le passage de l'engin.
Un peu plus loin, premier test d'envergure, le passage d'un pont construit spécialement au dessus d'une voie ferrée, juste à côté du pont routier existant mais trop fragile pour supporter les 800 tonnes de l'ensemble. Ce pont tout neuf est garni d'appareils servant à mesurer le fléchissement de l'ouvrage au passage du convoi. Les personnels du CETE Méditerranée (centre d'études techniques de l'équipement) avaient calculé en théorie les niveaux de ce fléchissement, restait à vérifier que la théorie résistait bien à la réalité : eh bien, à l'issue du passage de la remorque - et pour leur plus grande fierté - il s'avérera que leurs calculs étaient justes à 97,5%, soit une marge d'erreur de 2,5% seulement. Au final, le fléchissement de l'ouvrage sera évalué à 32 mm, un mouvement important mais qui reste largement dans les limites supportées par la structure, excluant le risque de cassure.
Et puis, alors que le convoi va reprendre sa route, au beau milieu des motards et des véhicules de gendarmerie, apparaissent deux cyclistes : Chabane et son ami habitent dans les alentours et n'ont pu résister à la curiosité de voir l'engin, avant, eux aussi, de l'escorter mais pas jusqu'à Lambesc, la destination finale à l'issue de ce premier soir.

En vidéo, les interviews du commandant de gendarmerie Gabriel LOTHE, responsable de la "bulle" de sécurité, et de Chabane ALLALI, un cycliste curieux

(reportage complet dans le journal télévisé de Maritima TV)

(images et interviews : Michel Montagne / Maritima Médias)