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Marseille. Deux mois de répit au Village club du soleil pour 150 personnes sans-abri

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  • 04/06/2020 à 15h00
  • 01:54
Marseille. Deux mois de répit au Village club du soleil pour 150 personnes sans-abri

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Marseille. Deux mois de répit au Village club du soleil pour 150 personnes sans-abri

N. GRIZARD N. GRIZARD
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Depuis le 4 mai dernier, le Village Club du Soleil à la Belle de Mai, à Marseille, accueille 150 personnes en très grande précarité. Ils y sont logés jusqu’au 27 juin. Presque deux mois de répit…

 Mireille Dubois
 Salimata
 Théo Rivière

« Je n’aurais jamais pensé atterrir dans un endroit comme celui-là » explique celle qui se nomme Salimata, la rebelle de la forêt. Depuis un mois déjà, elle loge dans l’une des 80 chambres mises à leur disposition, au Village Club du Soleil. « On a des chambres de fou, des salles-de-bains de malade… C’est trop bien » renchérit Salimata. 

Le Village Club du Soleil, un club-vacances 3 étoiles, a été transformé afin d’accueillir, pendant la période du confinement, les personnes vivant dans la rue, dans des squats ou en bidonville. « On a essayé de mixer les populations : des personnes seules, qui viennent des bidonvilles, des roms, des personnes qui ont un problème d’addiction, des usagers de drogues, des personnes qui ont des problèmes psy… » explique Mireille Dubois, assistante sociale à l’association Nouvelle Aube. 

Nouvelle Aube, fait partie avec Just et Yes we Camp, des trois structures à avoir monté le projet d’accueil et de gestion du site, avec l’aide d’acteurs de la santé, de l’aide sociale et de l’immobilier (Marseille Solutions, Le Club Immobilier Marseille Provence, l’APHM et Médecins du Monde). Ensemble ils ont permis de mettre à l’abri quelques personnes fragiles et sans domicile fixe durant le confinement.

« On profite de ce temps de mise à l’abri et de répit pour les personnes pour travailler sur l’accès aux soins, les activités pour les enfants et faire avancer chaque personne sur sa situation pour éviter de retourner vers la rue » explique Théo Ribière de l’association Yes We Camp. En effet, après ces deux mois, la plupart retourneront à leur situation d’avant confinement. « On sait qu’il y a des personnes qui vont retourner d’où elles viennent, parce qu’on ne fait pas des miracles » annonce Mireille Dubois. « Ils sont tous parti en vacances avec leur bracelet, c’est ce qu’ils disent. Et ils auraient bien aimé que le Covid continue » clôture-t-elle. 

En vidéo ci-dessus : Salimata la Rebelle de la Forêt, Théo Ribière, Association Yes We Camp et Mireille Dubois, assistante sociale à l'Association Nouvelle Aube.