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Amiante. L'ADEVIMAP ne relâche pas la pression

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  • 26/01/2017 à 15h50
  • 01:32
R. Chape R. Chape
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Une vingtaine de membres de l'Association de Défense des Victimes de Maladies Professionelles manifestait ce matin devant la sous-préfecture d'Istres. Ils dénoncent des opérations de désamiantage "dangereuses" et des décisions de justice "inéquitables".

"L'interdiction de l'Amiante en France date de janvier 1997, et cela fait donc 20 ans que le gouvernement nous avait dit que le désamiantage serait total au bout de trois ans, or on est toujours dans la même situation", lance Houcine Réhabi, administrateur de l'ADEVIMAP. À ses côtés, ils sont une vingtaine, munis de banderoles et de pancartes, à dénoncer "l'impunité" des employeurs ou encore "le manque de prévention". Aussi la mobilisation d'aujourd'hui n'était pas que symbolique. "Au cours de la dernière opération de désamiantage réalisée dans le quartier des Échoppes, les habitants étaient dans leurs appartements et ne savaient même pas les risques qu'ils encouraient", poursuit l'administrateur. "C'est scandaleux, la loi précise bien que les ouvriers chargés du désamiantage doivent être équipés pour travailler, alors comment peut-on laisser des gens à proximité, sans protection, et sans les prévenir du danger ?"
Autre grief porté à l'attention du Sous-Préfet : l’iniquité territoriale de la justice en matière d’indemnisation des victimes. "Dans notre région, les Tribunaux des Affaires de Sécurité et Sociale et les Cours d'Appel sont opposées aux victimes", argue Houcine Réhabi. "On est dans la seule région de France où une maladie professionnelle est indemnisée 0 euros, alors qu'elle est indemnisée jusqu'à 30000 euros dans d'autres régions".
En plus de sensibiliser les passants devant les grilles du bâtiment, les manifestants faisaient signer une pétition adressée au gouvernement demandant l'ouverture d'un grand débat public sur le thème de l'amiante (accessible en ligne ici).

En vidéo, regardez l'interview de Houcine Réhabi, administrateur de l'ADEVIMAP.
(Images de Cédric Lombard)