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Grande émotion à Istres où plusieurs réfugiés Ukrainiens sont arrivés.

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  • 25/03/2022 à 10h46
  • 02:16
G. Saucerotte G. Saucerotte
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Les 26 réfugiés sont hébergés au Podium, transformé en centre d'hébergement. Ils devraient être orientés dans des familles d'accueil istréennes prochainement.

Ils ont fuit les bombes et la peur. Une trentaine d'ukrainiens sont arrivés, ce jeudi 24 mars à Istres, après avoir transités quelques jours par un centre de vacances de Carry-le-Rouet. En fin d'après-midi, femmes, enfants et quelques hommes ont été accueillis par le maire et ses équipes au Podium, transformé pour une durée indéterminée, en centre d'hébergement. Des chambres  avec lits de camps y ont été installées, de même qu'une aire de jeux pour les enfants et, à l'étage, une salle de repas que la cuisine centrale leur livre trois fois par jour. "D'Ukraine j'ai rejoint la Pologne, je suis arrivée en France le 11 mars, explique Alona non sans émotion. J'ai pris la voiture, le train, l'avion. C'était un long périple". 

Pour l'heure, la durée de leur hébergement au Podium est inconnue, mais ils devraient prochainement rejoindre le foyer des 80 familles istréennes qui se sont portées volontaires pour les accueillir. "C'est la Préfecture qui organise tout cela, explique-t-on à la Ville. Ces personnes pourront rejoindre des familles comme elles pourront transiter vers une autre commune."

"J'attends ça, de me poser, confie, les larmes aux yeux Katia, une jeune maman. J'aurais tellement aimé rester en Ukraine. Mais j'ai des enfants de 3 et 5 ans. Je ne voulais pas qu'ils voient l'horreur de la guerre. Je vous remercie de nous recevoir." Un kit d'hygiène a été donné à chaque personne qui tentait, ensuite, de s'installer le plus confortablement possible. Cet accueil chaleureux n'aura pas manqué de redonner, quelques secondes durant, le sourire à certains, avant de retourner à la triste réalité. "Toute ma famille est en Ukraine, mes parents y sont, mon mari aussi", poursuit Alona. Les yeux rivés sur leur téléphone, seul lien avec leur familles, ou sur les chaînes ukrainiennes des écrans installés exprès pour donner les informations en temps réel, les réfugiées doutent et se posent des milliers de questions. Mais une seule fait l'unanimité: " Et maintenant qu'est-ce qu'on va faire?"

Quid de la scolarisation des enfants par exemple? Ou encore le sort de cette jeune fille, virtuose de la guitare, dont l'instrument est resté en Ukraine. Prévenu, le maire François Bernardin a promis de lui ouvrir les portes du conservatoire. "Nous vous accueillons avec beaucoup de coeur. On ne pourra pas enlever vos souffrances, on ne pourra pas se mettre à vos places mais on va essayer de vous donner un peu de confort et de sécurité, a affirmé le maire grâce à la présence de plusieurs traducteurs bénévole.  Une équipe est à votre disposition et vous pouvez leur demander ce dont vous avez besoin". 

 Ecoutez les témoignages d'Alona et Katia