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Carrefour. 10 magasins devraient fermer dans les Bouches-du-Rhône

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  • 05/06/2018 à 14h38
  • 01:50
Les salariés du groupe s'étaient déjà maintes fois mobilisés contre le plan Bompard.

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Les salariés du groupe s'étaient déjà maintes fois mobilisés contre le plan Bompard.

R. Chape R. Chape
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Carrefour a annoncé hier fermeture de 243 magasins ex-Dia, parmi lesquels ceux d'Arles, Istres, Miramas, Port-de-Bouc, La Ciotat, et 5 autres à Marseille. La CGT menait hier un mouvement de grève pour dénoncer les licenciements qui en découlent.

"Tout est mis en place pour accroître les bénéfices des actionnaires, organiser la mise en concurrence des salariés, supprimer des emplois, alors que les conditions de travail et de vie n'ont jamais été autant dégradées", dénonce dans un communiqué l'Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône. "Le groupe Carrefour a dégagé 756 Millions d'€ de bénéfices, reversé 350 Millions aux actionnaires, octroyé une augmentation de près de 80% des hauts dirigeants et bénéficié rien que cette année de plus de 400 Millions d'aides de l'État".

Plus de 90% (243) des 273 magasins concernés devraient purement et simplement fermer faute de repreneurs selon les derniers chiffres de la direction. Un nombre qui "pourrait bouger à la marge", selon Carrefour qui insiste sur le "manque d'attractivité" de ces points de vente.
En présentant son "plan de transformation" le 23 janvier, Alexandre Bompard, PDG du groupe depuis l'été dernier, avait pour objectif de reclasser "au moins" la moitié des 2100 salariés menacés. Désormais le groupe "souhaite reclasser l'ensemble" des salariés, "en leur proposant trois offres". Mais ce sera sans doute beaucoup moins. Sur 316 demandes de reclassement interne enregistrées pour l'instant, seules 89 ont été validées, ce ne satisfait évidemment pas les syndicats.

La direction du groupe a par ailleurs confirmé avoir reçu 29 offres fermes, qui concerneraient notamment les magasins de Lançon-Provence et Vitrolles. Frédéric Roux, représentant de la CGT dans les Bouches-du-Rhône, déplore néanmoins ce résultat, qui intervient malgré "400 marques d'intérêt de repreneurs potentiels sur 200 magasins". Toujours selon le syndicat, un projet de reprise de 152 magasins par un cadre du groupe, accompagné par des investisseurs et communiqué en février, n'aurait pas été pris en compte.

La décision de la Direccte sur le PSE est attendue fin juin. Si l'accord est homologué, les fermetures de magasins interviendront à partir du 1er juillet.

Photo d'Ulrich Téchené (archives)