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Jean-Luc Mélenchon met un coup de projecteur sur Nexcis

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  • 04/09/2015 à 12h00
  • 03:01
Jean-Luc Mélenchon a joué le jeu pour attirer l'attention des journalistes.

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Jean-Luc Mélenchon a joué le jeu pour attirer l'attention des journalistes.

Jean-Luc Mélenchon a joué le jeu pour attirer l'attention des journalistes.

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Jean-Luc Mélenchon a joué le jeu pour attirer l'attention des journalistes.

Nexcis emploie 50 salariés sur le site de Rousset.

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Nexcis emploie 50 salariés sur le site de Rousset.

Le projet de revitalisation du site défendu par la CGT demande 25 millions d'euros.

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Le projet de revitalisation du site défendu par la CGT demande 25 millions d'euros.

Nexcis emploie 50 salariés sur le site de Rousset.

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Nexcis emploie 50 salariés sur le site de Rousset.

R. Chape R. Chape
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Les 50 salariés du site de Rousset, dont la cessation d'activité est programmée au 30 septembre, se disent face au "mutisme le plus complet" du gouvernement et de leur actionnaire EDF. Leur lutte pour l'emploi vient de connaitre un regain de popularité.

 L'interview de Jean-Luc Mélenchon à son arrivée sur le site de Rousset.
 L'interview de Stephan Dainotti, secrétaire général CGT de Nexcis.
 La présentation du module photovoltaïque produit sur le site de Rousset.
"Regardez, on est bien entourés, ça donne du piquant à l'affaire". Comme d'habitude face aux journalistes, Jean-Luc Mélenchon ne fait pas dans la langue de bois. S'il est venu sur le site de Nexcis, à Rousset, c'est évidemment pour les y attirer. "Jamais de la vie on va s'asseoir à un bureau et se dire : tiens, je vais lire une note pour savoir comme se produit l'énergie photovoltaïque. Il ne faut pas raconter d'histoires, ce n'est pas vrai", lâche-t-il. Ce n'est qu'au fil de sa visite, des ateliers de production aux locaux de la direction, que le candidat Front de Gauche à l'élection présidentielle de 2012, va parfaire sa connaissance du dossier. Et ce, sans hésiter, comme on le dit dans le jargon footballistique, à "mouiller le maillot".

"Une responsabilité d'intérêt général"
Discours devant les salariés, interviews à volonté... Il va même présenter dans leurs moindres détails les modules photovoltaïques produits sur place, et vanter leur efficacité. "Vous mettez ces vitrages de haut en bas sur la grande tour de Marseille (ndlr : CMA-CGM), et non seulement elle devient autonome en électricité, mais tout le quartier le devient aussi", argue-t-il. "On ne peut pas faire des phrases sur la transition écologique, des grandes conférences et bla bla bla, sans rien faire à côté. Si des nations comme la notre qui ont un grand niveau technique et scientifique ne le font pas, qui va le faire ? On a une responsabilité, d'intérêt général, et à l'égard de l'humanité". Un point de vue que visiblement ni le gouvernement, ni la direction de Nexcis (dont EDF est actionnaire), ne partagent. "On ne comprend pas pourquoi", déplore Stephan Dainotti, secrétaire général CGT de l'entreprise. "Alors que l'on entre parfaitement dans le cadre de la loi de transition énergétique, avec un produit révolutionnaire, développé par une petite PME, au moment ou Paris accueille la COP21... On aurait pu être un exemple. Pourtant c'est tout le contraire, on est face au mutisme le plus complet des ministères de l'écologie et de l'industrie".

"25 millions d'euros, c'est rien du tout"
Le problème viendrait du manque de rentabilité du dispositif et des 25 millions d'euros à trouver dans le cadre du projet de revitalisation de la société défendu par les 50 salariés. "Ils réfléchissent à court terme, le cycle du capital est de plus en plus court et le taux de profit demandé est de plus en plus élevé", déplore Jean-Luc Mélenchon. "Ce n'est peut-être pas rentable pendant 4 ans, mais ça le devient après. Pourtant EDF appartient à la collectivité nationale, et ce qui l’intéresse c'est l'intérêt général, pas celui d'une boîte", reprend-t-il. "En tout cas ils ont tous du mal à me convaincre que 25 millions d'euros est une somme qui pose problème, quand EDF a dépensé des milliards pour acheter Areva et a financé les 7 ans de retard de l'EPR. 25 millions c'est rien du tout". Le message a jusqu'au 30 septembre pour passer, date à laquelle le site de Rousset cessera son activité.


En vidéos, regardez les interviews de Jean-Luc Mélenchon, du secrétaire général CGT de Nexcis Stephan Dainotti et assistez à la démonstration des modules photovoltaïques produits à Rousset. (Interviews et images de Rémy Reponty)