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Saturation des Urgences. L'Hôpital de Martigues en exemple national

  • Santé
  • 02/10/2013 à 16h00
  • 03:22
La solution préconisée par la minsitre existe depuis bientôt 10 ans à Martigues.

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La solution préconisée par la minsitre existe depuis bientôt 10 ans à Martigues.

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La solution préconisée par la minsitre existe depuis bientôt 10 ans à Martigues.

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La solution préconisée par la minsitre existe depuis bientôt 10 ans à Martigues.

R. Chape R. Chape
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La ministre de la Santé Marisol Touraine organisait ce lundi à Paris un colloque sur la problématique d'engorgement du service des Urgences. Le docteur Luigi, de l'Hôpital des Rayettes, était invité à y présenter les solutions adoptées à Martigues.

 L'interview de Stéphane Luigi, responsable du service des Urgences à Martigues.
Un rapport remis lundi à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, détaille toute une série de recommandations pour mieux gérer les lits d'hospitalisation à la sortie des urgences afin de lutter contre la saturation de ces services. Ces dernières émanent d'un colloque qui a pris fin le même jour, au cours duquel la gestion des hôpitaux de la région PACA, et particulièrement celle du Centre Hospitalier de Martigues, ont été mis en exergue.

Il est "admis que la saturation des urgences est avant tout la conséquence d'une saturation de tout l'hôpital" et "le manque de lits d'aval disponibles est imputable à des causes multiples", note le rapport remis par le professeur Pierre Carli, président du CNUH (Conseil national de l'urgence hospitalière). Mais "le problème de l'aval des urgences dépasse largement la difficulté exprimée par les urgentistes de trouver des lits. La saturation des urgences est avant tout un problème de l'établissement de santé", relève-t-il.

Il préconise notamment d'inciter l'ensemble des établissements de santé disposant d'un service des urgences à opter pour une "politique de gestion des lits", comme c'est le cas à Martigues depuis bientôt 10 ans. "Nous avons créé un poste de gestionnaire de lits, qui fait non seulement le point sur les lits disponibles mais aussi pour conseiller l'ensemble des unités de l'hôpital sur des organisations à mettre en place pour faciliter l'ouverture des lits", explique Stéphane Luigi, responsable Urgences et SMUR au Centre Hospitalier de Martigues. "Le principal indicateur d'importance de ce poste, c'est que lorsque la personne qui l'occupe n'est pas là, on se retrouve à donner des coups de fils dans tous les services, pour rechercher des lits et des places. Le bénéfice sur le temps soignant au profit des patients est indéniable".


Une organisation étendue à 162 autres hôpitaux
La question des lits d'aval est un problème récurrent aux urgences et nombre d'urgentistes se plaignent de ne pas pouvoir trouver de place pour leurs patients à l'issue de leur passage dans ce service. Marisol Touraine a lancé en avril un plan pour déployer des services chargés exclusivement de gérer les lits dans 150 hôpitaux, sur trois ans, sur le modèle de structures existantes. Finalement, 162 établissements vont être concernés par ce dispositif, a annoncé la ministre lors de la remise du rapport. "Il est important de noter que ce dispositif ne peut en aucun cas se limiter au strict aval des urgences mais correspond à une mesure d'organisation générale de l'établissement de santé", souligne-t-il.

À noter que la remise de ce rapport intervient à quelques jours d'un mouvement prévu le 15 octobre et lancé par Samu-Urgences de France, qui appelle les urgentistes "à ne plus rechercher eux-mêmes les lits d'hospitalisation en aval des urgences" ce jour-là. La ministre a assuré "être à l'écoute" des urgentistes, soulignant la necessité d'actions immédiates pour faire face à la période hivernale mais aussi d'actions de plus longue haleine. Les ARS (agences régionales de santé) ont identifié plusieurs établissements nécessitant des moyens supplémentaires en personnel, lits ou organisation des locaux avant l'hiver. A plus long terme, les 600 établissements disposant d'un service d'urgence devront être dotés d'une "organisation de gestion des lits" rattachée à la direction de l'hôpital.

Parmi les autres mesures préconisées dans le rapport : la création d'une unité polyvalente affectée à l'évolution prévisible (saisonnière) de l'aval des urgences, la mise en place de lits polyvalents dans l'établissement ou encore de consultations spécialisées non programmées pour les patients adressés par leur médecin traitant afin de contourner les services d'urgences.

En vidéo, toutes les explications avec l'interview de Stéphane Luigi, responsable du service des Urgences et SMUR de l'hôpital de Martigues. (Images de Michel Montagne).