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La fusion FIVA-ONIAM condamnée par un front unitaire à Martigues

  • Santé
  • 25/02/2021 à 14h04
  • 01:39
R. Chape R. Chape
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Plus de 30 associations et syndicats se sont réunis aujourd'hui pour dénoncer la mise en danger du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante dans le cadre d'une mission initiée par les ministères de la santé et du budget.

« Le FIVA a été obtenu par des luttes sévères et fortes des victimes de l'amiante et des organisations syndicales, le voir fusionner avec un dispositif complètement différent, financé différemment, qui plus est sous le coup d'un plan de redressement, est aussi incohérent que provoquant, on parle quand même de personnes qui meurent pour être allées au travail », explique Christiane De Félice, la président de l'Adevimap, l'association de défense des victimes de maladies professionnelles.
Tandis que le FIVA tire 80% de ses ressources de cotisations patronales, ce qui garanti toute indemnisation une fois les préjudices reconnus, de façon relativement rapide, l'Oniam*, en effet, indemnise les victimes d'accidents médicaux à l'aide de subventions financées par l'Etat, l'assurance maladie et de fonds privés. « Aujourd'hui c'est 10 000, demain c'est plus rien », reprend la présidente. « Et en plus les délais d'indemnisation sont très longs, ils peuvent aller jusqu'à 10 ans ».
Bref, une gouvernance qui ne pourrait en aucun cas convenir aux malades de l'amiante, qui présentent des pathologies réduisant drastiquement leur espérance de vie, et dont l'origine professionnelle est clairement établie.
Interpellé sur ce problème, le gouvernement assure qu'il ne s'agit que d'une fusion « administrative », les services du FIVA et de l'Oniam étant situés dans le même bâtiment de la ville de Montreuil ; les établissements fusionneraient mais conserveraient leurs gouvernances respectives. Une réponse qui a du mal à convaincre... « A terme, nous craignons que notre fonds ne soit plus financé par les entreprises, qu'il diminue et dépende de la sécurité sociale, dont on ne sait encore ce qu'elle va devenir, puisqu'elle affiche un déficit énorme depuis deux ans », conclut Christiane De Félice.

(*) Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux.