Temps forts

Martigues. Les personnels de l'Hôpital veulent traiter "dignement" leurs patients

  • Santé
  • 14/06/2019 à 11h55
  • 01:45
R. Chape R. Chape
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Tandis que Agnès Buzyn réunit ce matin médecins, infirmiers, syndicats et directeurs hospitaliers pour lancer une "mission nationale". Les personnels de Martigues manifestaient pour demander une nouvelle fois de meilleures conditions de travail.

Le conflit qui oppose les personnels hospitaliers au(x) Gouvernement(s) ne date pas d'hier. Mais il a franchi un palier fin mai, lorsque des soignants de Lons-le-Saunier, dans le Jura, ont été réquisitionnés à leurs domiciles pour pallier l'absence de leurs collègues en arrêt maladie. Depuis, durant trois mois, des équipes entières ont entamé des grèves dans toute la France ou se sont également "mis en arrêt de travail".

A Martigues ce matin, c'est l'ensemble du service des urgences qui s'est mobilisé, avec une manifestation plus "festive" sur la forme, mais au combien virulente sur le fond. Tous ont en effet choisi de crier leur colère avec une chanson, intitulée les "les urgences ont du choeur", ayant notamment pour refrain : "on a des solutions (...) débloquer les fonds". 

"On veut dénoncer l'augmentation permanente de l'activité des urgences hospitalières, avec des effectifs qui ne progressent pas suffisamment", explique le docteur Stéphane Luigi, chef du service. "La répercussion sur les patients est telle que nous vivons le sentiment d'être maltraitants avec eux".  

La semaine dernière, la Ministre avait tenté de désamorcer la crise en promettant une "stratégie d'ensemble" incluant la mission, ainsi que des primes pour les personnels et des crédits pour les travaux nécessaires. "C'est ce que je crains", poursuit Stéphane Luigi. "Nous verser des primes servira à valoriser les agents et c'est bien, mais ce n'est pas ça qui va régler les problèmes que nous constatons tous les jours. Ce qu'il faut savoir, c'est le budget que l'Etat veut mettre au service de la Santé, soit ils veulent faire des économies et à ce moment-là ils arrêtent de nous faire culpabiliser, soit ils décident d'augmenter le budget, et là on pourra augmenter les effectifs et la qualité des soins". 

En vidéo, regardez l'interview de Stéphane Luigi, responsable du service des urgences de l'Hôpital des Rayettes.