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Normes incendie non respectées à La Timone, des délégués syndicaux appellent l'Etat à investir

  • Santé
  • 29/07/2019 à 16h45
  • 01:56
La Timone : des délégués syndicaux appellent l'Etat à investir pour rénover les locaux

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La Timone : des délégués syndicaux appellent l'Etat à investir pour rénover les locaux

C. Gandolfo C. Gandolfo
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Après les révélations du Journal du Dimanche sur le manque de sécurité incendie à La Timone, Force Ouvrière et la CGT demandent à l'Etat d'investir massivement pour mettre les bâtiments en conformité.

Des portes coupe-feu inefficaces, des arroseurs vétustes, les révélations du JDD sur plusieurs bâtiments de la Timone ce dimanche étaient déjà bien connues du personnel et n'étonnent plus les syndicats sur place.

L'immeuble de 17 étages ne respecte pas les normes incendie. Il fait même l'objet d'un "avis défavorable de son exploitation" depuis le 4 août 2017. Une situation que dénonce le délégué syndical Force Ouvrière Olivier Paviot : "L'hôpital doit être remis à neuf et pour cela il faut des millions d'euros et c'est l'Etat qui doit les donner pour assurer la sécurité de ses propres personnels, des visiteurs et des familles".

Car après les punaises de lits et le manque de matériel, c'est maintenant les normes incendies qui ne sont pas respectées : "C'est un problème de moyens de plus en plus récurrent à l'APHM. L'Etat ne peut pas laisser un bâtiment dans un tel état de vétusté, de délabrement et de non conformité s'il veut accueillir du public et du personnel de manière satisfaisante".

Du côté de la CGT, le délégué syndical Yves Castino, s'inquiète également de cette situation. "Si ça ne se limitait qu'aux normes incendie, mais à La Timone, il y a aussi le problème de l'insécurité, des portes de blocs opératoires qui ferment mal, les rats, les cafards, les fenêtres qui ne ferment pas dans les chambres des enfants en chirurgie pédiatrique...", se désole le délégué CGT de l'APHM. "On a besoin de moyens financiers pour remettre le bâtiment à neuf. On nous a promis le plan Copermo, maintenant il faut que les fonds soient débloqués" invoque Yves Castino.

Les délégués CGT et Force Ouvrière demandent d'urgence la mise en application du plan d'investissement de 300 millions d'euros dans le cadre du plan de modernisation de l'hôpital, déjà validé depuis janvier 2018 par le Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins hospitaliers (Copermo) et promis de longue date. "Mais les contreparties sont énormes : des suppressions de postes, des suppressions de lits et de salles opératoires. C'est inadmissible...", conclut Yves Castino.